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Toulouse : des salariés de la maison des solidarités font valoir leur droit de retrait après une agression

© S.Pointaire/France 3 Occitanie
© S.Pointaire/France 3 Occitanie

Un agent de la maison des solidarités à Toulouse a été agressé par trois individus cagoulés. Il est arrêté pour 10 jours. Ses collègues font valoir leur droit de retrait.

Par Juliette Meurin

Des agents de la Maison Des Solidarités (MDS) d'Empalot ont décidé d'exercer leur droit de retrait ce mardi 26 février 2019.  Une décision qui fait suite à l'agression de l'un de leurs collègues la semaine précédente.
Les faits se sont déroulés le 21 février au matin, un agent qui venait prendre son service à l'annexe de Blanchard dans le quartier Saint-Michel a été agressé par trois individus visages masqués. Légèrement blessé, le médecin lui a délivré une Incapacité Temporaire de Travail (ITT) de 10 jours.
 

Qui était visé avec cette agression ?

Le personnel pense qu'avec cette agression, c'est l'institution qui est visée. La maison des solidarités est un service qui s'occupe notamment de problèmes liés à l'enfance. Des enfants sont parfois retirés de leur famille quand il y a des difficultés importantes.

Un syndicaliste estime que le conseil départemental dont dépend cette maison a tardé à réagir et n'a même pas pris la décision de fermer le local pour la journée.

Les salariés exigent pour reprendre le travail : la mise en sécurité des locaux, le remplacement immédiat des agents de prévention avec une présence continue à l'annexe et au siège de la Maison des solidarités et le dépôt d'une plainte par le conseil départemental, au côté du salarié ainsi que la mise en oeuvre d'une réelle enquête du CHSCT (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail).
 

Le conseil départemental a mis en place des mesures pour soutenir les salariés

Dans un communiqué le conseil départemental nous fait savoir qu'il a "immédiatement mis en œuvre les différentes mesures de prise en charge de la victime et accompagné les professionnels du site."
Il précise que "l’intervention d’un médecin a été proposée à la victime et celle d’un psychologue du travail pour l’ensemble des professionnels de la MDS Empalot. Il leur a également été proposé de fermer l’annexe et d’accueillir les usagers au siège de la MDS d’Empalot, ce que les agents n’ont pas souhaité."

Selon le conseil départemental, une plainte a bien été déposée et le bailleur a été interpellé afin de sécuriser les lieux.
Enfin une enquête de police est actuellement en cours pour déterminer les causes de l’agression. Le Conseil départemental affirme qu'il  "assurera la protection juridique de l'agent victime tout au long de la procédure judiciaire engagée."
 
 

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