Toulouse : six mois de prison avec sursis pour le policier qui avait abattu son collègue

Des BRI en entrainement / © Maxppp
Des BRI en entrainement / © Maxppp

Le 11 octobre 2017, lors d'un entraînement de policiers des BRI (Brigades de Recherches et d'Intervention), un agent a abattu, accidentellement , l'un de ses collègues. Lundi, le tribunal a prononcé une peine de six mois de prison avec sursis. 

Par Michel Pech

"Ma cliente et ses deux enfants vous demandent de ne pas condamner cet homme"

Cette phrase n'a pas été prononcée par l'avocat de la défense mais par l'avocat de la partie civile représentant la veuve du policier tué et ses enfants. A elle seule, elle décrit l'atmosphère de tristesse mais aussi de compréhension qui régnait ce lundi dans le prétoire du tribunal correctionnel de Toulouse. 

"J'ai oublié une balle"
Certes, ce jour-là, le 11 octobre 2017, un fonctionnaire expérimenté a commis une grave erreur.
Avant un entraînement dans des locaux désaffectés de l'ancienne base militaire de Francazal , où il s'agissait de simuler la neutralisation d'un terroriste, un policier a enlevé le chargeur de son arme mais a oublié une balle dans le canon.
Au moment de l'action, la balle qu'il a tiré sur son collègue qui jouait le rôle du terroriste, était bien réelle.
Romain Lemelle, 46 ans, du BRI de Starsbourg a pris une balle de 9 mm en plein coeur.

Un policier expérimenté
Ce policier de Strasbourg connaissait les règles. Lors de son avant-dernière affectation, il s'était retrouvé dans les brigades anticriminalité et le GIPN de Marseille.

Une décision immédiate
Le réquisitoire du procureur  a été suivi par le Président du tribunal. Une peine de 6 mois de prison avec sursis a été prononcé. 

Un accident qui n'aurait pas dû arriver
En principe, ce genre d'erreur ne peut pas se produire.
Après l'affaire de Carcassonne où un parachutiste avait involontairement tiré dans la foule à balles réelles, ces entraînements ne peuvent se réaliser qu'avec des balles à blanc ou des balles marquantes, ou avec des armes neutralisées voire avec de fausses armes en plastique. 
Sur le terrain, la réalité est tout autre. 


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