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A Tournefeuille, Manuel Valls "fait du Valls" et se pose comme seule alternative à gauche

Il assume son bilan "avec beaucoup de fierté". Il "fait du Valls" et il le dit. En réunion publique samedi soir à Tournefeuille, près de Toulouse, le candidat socialiste à la primaire de la gauche, Manuel Valls s'est posé en rassembleur de la gauche et comme seul adversaire possible à la droite.
Alors que le combat du moment, c'est la primaire de la gauche, Manuel Valls joue déjà le combat d'après. A Tournefeuille, il s'est présenté comme s'il était déjà sûr d'être désigné candidat pour l'élection présidentielle et comme s'il était la seule alternative à gauche pour battre la droite. Fier de son bilan même s'il concède "quelques erreurs", l'ancien Premier ministre s'est posé en homme d'Etat, garant de la République et des libertés face à Marine Le Pen et François Fillon.

Devant 600 personnes, des militants socialistes pour la plupart. Manuel Valls a taclé Emmanuel Macron sans jamais le nommer, il s'en est surtout pris à François Fillon et Marine Le Pen évoquant la "régression de la droite" et "l'impasse de l'extrême droite".
"Je le dis à mes compatriotes : voilà le choix essentiel, les choix devant lesquels vous êtes placés. L'impasse, celle de l'extrême droite, la régression, celle de la droite, ou la voie du progrès, la voie que je veux porter devant vous", a-t-il lancé sous les applaudissements. Pour l'ancien Premier ministre, François Fillon est "prisonnier" de son projet, un projet "qui met en cause les services publics, qui veut privatiser la sécurité sociale, un projet conservateur" qu'ilo devra maintenant "défendre devant les Français". "Cela vaut aussi pour notre primaire", a-t-il ajouté plus tard, "il n'y a pas un projet pour la primaire et un autre projet pour les Français".

Voyez le reportage de Stéphanie Bousquet et Eric Foissac :
durée de la vidéo: 01 min 20
Manuel Valls en meeting à Tournefeuille (31)
François Fillon, toujours favori des sondages à trois mois de la présidentielle, a été officiellement investi samedi à Paris candidat de la droite. L'ex-Premier ministre LR s'est dit déterminé à ne "pas changer" son projet, qualifié de "brutal" par ses adversaires de gauche, et dit attendre de son camp, d'où fusent également des critiques, de la "discipline".
Quant aux sept candidats à la primaire de la gauche, ils se retrouvent ce dimanche soir à partir de 18h00 pour le second débat organisé dans le cadre de cette primaire.
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