Un très court répit pour les salariés de la Ligue de l'Enseignement 31

Le plan social a été validé et la période d'observation de l'association qui gère 24 centres de loisirs pour le compte de la ville de Toulouse a été prorogée jusqu'au 30 avril. 

Le 21 mars dernier, la Dirrecte avait rejeté le plan social de la direction de la ligue de l'enseignement 31. Celle-ci avait alors 3 jours pour convoquer un nouveau comité d'entreprise. Il s'est tenu le 24 mars et elle a présenté un nouveau plan. Il prévoit le même nombre de licenciements (37), reporte le transfert de ses activités au 30 avril prochain et augmente les mesures d'accompagnement des salariés licenciés.

"Sur le fonds, il n'y a pas grand chose de différent", selon Franck Jenny, délégué syndical CGT qui précise que le CE a rendu un avis négatif. "Depuis, nous étions suspendus à la décision de la Dirrecte qui avait 3 jours pour l'homologuer ou non". C'est chose faite ce mardi soir. L'inspection du travail à validé ce nouveau plan social. Les salariés ont décidé de contester cette homologation devant le Tribunal administratif.

Ils espèrent aussi beaucoup de la table ronde en Prefecture qu'ils réclament depuis des semaines. L'administrateur judiciaire et la direction de la ligue y ont enfin répondu favorablement. Elle devrait se tenir dans les prochains jours.

La Ligue de l'enseignement Haute-Garonne, en proie à de graves difficultés financières, prévoit de se séparer de son activité péri-scolaire, notamment des 24 centres de loisirs attachés à une école (CLAE) ou acceuils de loisirs (ADL) qu'elle gère pour le compte de la ville de Toulouse.

La ville estime qu'il n'y aura pas de rupture du service public et qu'un repreneur assurera l'acceuil des enfants. Mais les 250 animateurs concernés n'ont toujours pas la garantie d'être repris par le nouvel exploitant.