VIDEO - Les parkings automatiques "Parcoville" place Belfort à Toulouse vont (enfin) être démantelés

Publié le Mis à jour le
Écrit par Fabrice Valery

Ces parkings, dont les ascenseurs plaçaient automatiquement les voitures dans les silos, sont fermés depuis 2009. Un accord a été trouvé entre la Métropole de Toulouse et le gestionnaire Q-Park pour démanteler les deux parkings de 55 places et réhabiliter la place Belfort. 

Le saviez-vous ? Depuis 1991, la place Belfort, entre les boulevards et la gare Matabiau, cache dans son sous-sol deux parkings-silos où vous ne risquez pas de garer votre voiture : ils sont fermés depuis 2001 !

Né à la fin des années 80 à Decazeville (Aveyron), les "Parcovilles" semblaient à l'époque la solution miracle pour garer les voitures en sous-sol dans les petits espaces. La ville de Toulouse avait alors commandé ce dispositif pour la place Belfort et entendait au début des années 1990, en construire 14 dans le centre-ville. 

Solution miracle ou révolutionnaire car dans un petit espace, on pouvait garer plusieurs dizaines de véhicules : 110 voitures par exemple place Belfort à Toulouse dans deux petits silos de 13 mètres sur 18. Le miracle avait lieu grâce à un système tout automatisé : il suffisait de placer son véhicule dans les cales de l'ascenseur et la machine se chargeait toute seule de garer la voiture dans un emplacement en sous-sol... et de vous la restituer au retour !

Seulement voilà, les pannes à répétition, le ras-le-bol des automobilistes et les coûts d'investissement, de fonctionnement et d'entretien élevés ont eu raison des Parcoville. Pas assez rentables, ceux de la Place Belfort à Toulouse ont été fermés par l'exploitant le 1er janvier 2009. 

A commencé alors un long bras de fer pour la réhabilitation du site. Un avenant au contrat de concession (signé le 21 octobre 1988 et accordé pour une durée de 40 ans) a été adopté le 18 février 2018 par les élus de la métropole de Toulouse. 

Alors que la facture pour les travaux de réhabilitation (à la charge exclusive de Q-Park) s'élevait à 200 000 euros en 2016, elle a désormais grimpé à 400 000 euros. La société s'est engagée à détruire les édicules d'accès pour pouvoir évacuer les gravats et les poutrelles (ces édicules ne seront pas totalement effacés et dépasseront à terme sur la place Belfort), à évacuer les ascenseurs, les structures métalliques intérieures et les groupes électrogènes, de mettre en place des système anti-intrusion et de reboucher les trémis (les silos resteront en l'état sans être rebouchés). 

Les travaux doivent durer quatre mois et se dérouleront courant 2018. Dans quelques mois, l'idée des Parcoville révolutionnaires sera bientôt... enterrée !