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Boulot, hélico et dodo dans les Pyrénées

Des échafaudages supportent la base-vie
Des échafaudages supportent la base-vie

Pour le compte d'EDF, des ouvriers vivent sur le chantier de rénovation du canal de l'Ardiden, à 1.800 m d'altitude. Ils travaillent 10 heures par jour et dorment dans des abris de chantier. Une cuisinière leur prépare les repas.

Par Régis Cothias

Le canal de l'Ardiden court sur 2 km et capte l'eau de torrents dévalant du pic de Bastampe (2.936 m) pour la conduire dans des conduites forcées jusqu'à l'usine hydro-électrique de Pragnères. Le canal bénéficie d'une rénovation complète. Une douzaine d'ouvriers change des vannes et surtout refait l'extérieur de l'ouvrage, soumis à l'usure du temps - la construction remonte aux années 50 - et aux contraintes de l'hiver. La rénovation s'élève à 1,5 millions d'euros. Cet été, EDF a  réalisé une trentaine de chantiers sur l'usine hydro-électrique de Pragnères et les ouvrages annexes (barrages, galeries) utilisés pour la production d'énergie. Montant des travaux : 10 millions d'euros.
La canal capte l'eau des torrents de montagne / ©
La canal capte l'eau des torrents de montagne / ©

Des centaines de rotations d'hélico


Pour réaliser ces travaux et transporter des dizaines de m3 de béton, près de 1.800 rotations d'hélicoptères sont nécessaires. L'entreprise Fabre Fourtine Travaux, installée à Sassis à côté de Luz Saint Sauveur, spécialisée dans les travaux en montagne a remporté l'appel d'offres. Aucune route d'accès ne conduit au canal, les ouvriers montent en début de semaine sur le site, travaillent et dorment dans une base-vie : un assemblage de cabanes de chantier littéralement posées au-dessus du canal. Une cuisinière prépare les repas et s'occupe du ravitaillement.
Une base-vie composée de cabanes de chantier

 

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