A l'hôpital de Tarbes, les médecins des urgences suspendent leur mouvement

Publié le

Après une troisième rencontre avec leur direction, les médecins urgentistes du Centre hospitalier de Tarbes suspendent leur mouvement. Toutefois, ils menacent toujours de démissionner au 1er novembre si des engagements ne sont pas pris par l'ARS et la direction de l'hôpital.

"Il y a eu des avancées intéressantes, des renforts en personnel pour le Samu et les urgences", revendique Stéphane Lère, chef du pôle des urgences de l'hôpital de Tarbes et directeur médical du SAMU des Hautes-Pyrénées.

Après une troisième rencontre avec la direction du Centre hospitalier de Tarbes, mercredi 29 septembre 2021, les médecins urgentistes ont suspendu leur mouvement jusqu'au 30 octobre. "Au regard des avancées qu’il y a eu sur le personnel et aussi la garantie des autres sujets qui évoluent, on a décidé de suspendre notre mouvement".

Par contre, en l’absence de calendrier précis sur toutes les mesures que l'on nous a annoncées, plus celles qui restent en suspens, au 30 octobre, on reprendra le mouvement. Ça veut dire que la démission tomberait le 1er novembre.

Stéphane Lère, chef du pôle des urgences de l'hôpital de Tarbes, directeur médical du SAMU Hautes-Pyrénées

Pour l'heure, les médecins urgentistes de l'hôpital de Tarbes ont obtenu, un auxiliaire de régulation médicale (ARM) en journée supplémentaire pour le SAMU et pour les urgences, un infirmier en journée et un aide-soignant supplémentaire. "Le bémol, c’est que ce n’est pas de la création de poste, c’est une réorganisation au sein de l’établissement", souligne Stéphane Lère.

Le mouvement est suspendu mais on reste vigilant et on espère que l’on va aboutir sur des avancées réelles et concrètes. On n’aimerait pas que cela soit des annonces sans rien derrière.

Stéphane Lère, chef du pôle des urgences de l'hôpital de Tarbes, directeur médical du SAMU Hautes-Pyrénées

Selon Stéphane Lère, il reste encore d'autres sujets en traitement comme celui de "manipulateur radio (les personnels qui font les radiographies et les scanners) puisque l’on demande une réorganisation, avec une affectation réelle de ces personnels au niveau des urgences pour améliorer le flux des examens urgents".

C’est en cours de travail et on nous a garanti que c’était sur la bonne voie. 

Stéphane Lère, chef du pôle des urgences de l'hôpital de Tarbes, directeur médical du SAMU Hautes-Pyrénées

D'autres revendications sont en discussion pour permettre aux médecins des urgences de l'hôpital de Tarbes de travailler dans des conditions normales et sereines ;

  • un scanner dédié pour les urgences
  • un personnel, cadre de santé appelé un "bed manager" qui est chargé d’organiser l’hospitalisation des patients
  • la réorganisation de la permanence de soin ambulatoire (PDSA), des soins non-programmés en dehors des ouvertures des cabinets médicaux.

Le chef du pôle des urgences de l'hôpital de Tarbes explique que "ce sont des sujets importants qui nous permettraient de nous soulager au niveau des entrées des urgences et pouvoir nous recentrer sur la médecine d’urgence".

À priori, la direction et l’ARS ont bien entendus les médecins urgentistes, mais pour l’instant, quelques annonces et certaines garanties ont été exprimées, mais rien n’a été écrit.

Pour rappel, le 20 septembre dernier, 32 des 34 médecins des urgences et du Samu de l'hôpital de Tarbes lançaient un ultimatum en menaçant de démissionner.