Conséquence de la crise du Covid-19, le département des Hautes-Pyrénées subit une destruction massive de ses emplois

La crise sanitaire est source de destruction massive d’emplois en France et touche de manière inégale les territoires. En Occitanie, le département des Hautes-Pyrénées accuse davantage le coup avec un recul de 6,3% de l’emploi salarié en un an contre -1,8% pour l’Occitanie.  
 
Pont d'Espagne près de Cauterets dans les Hautes-Pyrénées
Pont d'Espagne près de Cauterets dans les Hautes-Pyrénées © J.M.Lallemand/Belpresse/MaxPPP
Jamais l’économie mondiale n’avait connu pire récession depuis la deuxième guerre mondiale. La crise sanitaire a des conséquences désastreuses sur l’économie et l’emploi et n’épargne aucun département. La région d’Occitanie n’échappe pas à la règle mais les conséquences de la crise sanitaire sur l’emploi diffèrent selon les territoires. Le département des Hautes-Pyrénées semble davantage affaibli en matière d’emploi, l'impact économique de la crise de Covid-19 a été dramatique pour les secteurs de l’aéronautique et du tourisme. 

Impact inégal selon les territoires

Selon une étude de conjoncture publiée par Pôle Emploi, le département des Hautes-Pyrénées est touché de plein fouet par la crise sanitaire avec une destruction d’emploi plus importante que dans les autres départements de la région Occitanie.
Soit -6,3% d’emploi sur un an contre -1,8% en Occitanie et -3,9% sur un trimestre contre -0,8% pour l’Occitanie.
 

                                                                                                    
Le taux de chômage au deuxième trimestre dans les Hautes-Pyrénées est de 8,4%. Cependant, dans notre région, d’autres départements sont encore plus touchés comme l’Hérault avec un taux de 10,2% et les Pyrénées-Orientales qui enregistre le taux le plus haut, soit 11,4%.

Evolution du taux de demandeurs d'emplois 

Selon Pôle Emploi, les Hautes-Pyrénées connaissent une évolution de la demande d'emploi en fin de mois (DEFM) nettement plus marquée que les autres départements : +11%. Avec cependant des disparités plus marquées sur le bassin de l'emploi de Lourdes : + 43,1% de la DEFM sur un an contre 4,5% sur Tarbes et +5% sur Lannemezan.
La reprise d’emploi sur un an accuse une baisse de 14,8% avec cependant un nombre de reprise d’emploi plutôt à la hausse au deuxième trimestre 2020.
 

Disparité selon les territoires 

Selon le baromètre d’attractivité des grandes villes diffusé par le cabinet Arthur Loyd, les Hautes-Pyrénées serait l’un des départements le plus impacté en France avec la Corse.
L’étude parle d’une destruction d’emplois, inégale dans les territoires. En France plus de 638.000 emplois (soit un recul de -3,4%) du secteur privé ont été détruits au premier semestre 2020 suite à la crise liée au covid-19.
Tous les départements ont vu leur nombre d’emplois chuter mais cette crise aurait des impacts différents sur l’emploi selon la présence ou non d’une métropole dans les territoires. La chute d’emplois serait donc toujours selon l’étude, plus importante hors grands bassins d’emplois et de population que sont les métropoles.
Les Hautes-Pyrénées avec le département du Lot sont dans le rouge enregistrant la plus forte baisse des effectifs salariés de -5% entre janvier et juin 2020.


Les secteurs du tertiaire et de l'industrie plus impactés

La même étude montre aussi que la crise économique touche davantage les secteurs du tourisme et de l’industrie avec des pertes d’emplois importantes. Les plus grandes pertes d’emplois étant constatées dans les départements du Sud de la France, notamment en Occitanie. Là encore le département des Hautes-Pyrénées est cité comme l’un des territoires le plus touché avec la Corse et le Lot.
 

Une tendance confirmée par l’étude de conjoncture de Pôle Emploi. Le recul de l’emploi est différent selon les secteurs d’activités même si sur un an tous les secteurs enregistrent une baisse.
 Selon Pôle Emploi, le secteur tertiaire marchand qui représente 25758 emplois est davantage touché avec -13,5%. Le secteur de l’industrie qui représente 9713 salariés enregistre une chute de -2,3%.
 
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