Coronavirus : un centre d'hébergement pour des malades du Covid précaires ouvre au sanctuaire de Lourdes

A la demande de la préfecture des Hautes-Pyrénées, en lien avec l'ARS et la Croix-Rouge, le centre Notre-Dame qui accueille habituellement des pèlerins malades a rouvert ses portes. Une vingtaine de lits est mise à disposition pour des malades atteints du Covid 19 en situation de grande précarité.
C'est un lieu "idéal" pour accueillir une population fragile, dans cette situation d'épidémie. L'accueil Notre-Dame, centre d'hébergement au coeur du sanctuaire, qui reçoit habituellement les personnes malades désireuses de faire un pélerinage à Lourdes, a une capacité d'accueil de 800 lits. Il a fermé ses portes le 17 mars 2020, comme l'ensemble du sanctuaire.

Accueil des plus précaires

Mais à la demande de la préfecture des Hautes-Pyrénées (qui confirme ce jour que le feu vert final a été donné), il rouvre donc partiellement et est aujourd'hui en mesure d'accueillir une vingtaine de malades atteints du Covid 19, spécifiquement des gens en grande précarité, les sans domicile notamment, et les personnes placées dans des centres d'hébergement où elles ne peuvent pas se confiner.

Il ne s'agira pas de malades gravement atteints, précise la préfecture des Hautes-Pyrénées, mais de personnes n'ayant pas les moyens de se soigner correctement dans un logement.

Des soins et un accompagnement

Ce jeudi 2 avril 2020, personne n'a encore été accueilli à Notre-Dame, nous précise-t-on du côté du sanctuaire. Les précaires ou sans domicile qui seraient détectés dans le centre Covid 19 de Lourdes, espace Robert-Hossein, pourront y être dirigés. Là, ils bénéficieront d'un lit médicalisé, dans des chambres isolées, avec des soins médicaux dispensés par la Croix-Rouge et coordonnés par l'ARS (agence régionale de santé) d'Occitanie. Une partie du personnel (entretien et restauration) de l'accueil Notre-Dame va donc reprendre du service. "Nous avons 21 lits à disposition, avec la possibilité, si c'était nécessaire, d'augmenter le nombre", a expliqué Olivier Ribadeau Dumas, le recteur du Sanctuaire de Lourdes. "Mais il ne s'agit pas d'avoir un lit, il faut avoir le personnel qui va avec, aussi bien pour s'occuper de tout ce qui est hôtellerie et médical, mais aussi de l'accompagnement parce que ce sont des personnes qui, pour certaines, sont à la rue".
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