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Hautes-Pyrénées : les promoteurs des “Granges d'Espiaube” condamnés pour escroquerie

© MaxPPP
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C'est une histoire classique de construction immobilière mal conduite. L'affaire des "Granges d'Espiaube" a connu ce mardi un épisode judiciaire déterminant. Les promoteurs du projet ont été condamnés par le tribunal de Tarbes. 

Par Régis Cothias / Laurence Boffet

Sur le papier, les granges d'Espiaube avaient tout pour séduire les acquéreurs... Ces 56 logements construits sur les hauteurs de Saint-Lary dans les Hautes-Pyrénées étaient la promesse de résidences de vacances et d'un programme immobilier de défiscalisation. Mais les malfaçons et les vices de construction ont été tels que les logements n'ont jamais été habitables. Ils sont même frappés d'un arrêté municipal de mise en péril depuis 2013. Les 96 propriétaires de ces logement ont engagé une longue bataille judiciaire depuis plusieurs années pour tenter de récupérer l'argent qu'ils ont investi. Ils ont remporté un premier combat ce mardi : le tribunal de grande instance de Tarbes a condamné les promoteurs du projet pour "escroquerie" et "abus de confiance". 

Des peines de prison prononcées

Les deux promoteurs du projet, Olivier Blanc et Jean-Michel Lefloch sont condamnés à des peines de prison. 6 mois dont 1 ferme pour le premier et 9 mois dont 2 fermes pour le deuxième. Ils écopent en outre d’importantes réparations financières à verser  : 1,2 million d’euros. Mais le tribunal de Tarbes a ordonné la confiscation des biens immobiliers des prévenus, ce qui rend très hypothétique le paiement de ces indemnisations en réparation du préjudice.
Au regard de la lourdeur des sanctions financières infligées, un appel du jugement est par ailleurs "très probable" selon un des avocats des prévenus.

Un notaire condamné pour complicité

Maître Capmas, le notaire qui accompagnait les promoteurs dans leur projet est lui aussi condamné pour "complicité d’escroquerie", "complicité d’abus de confiance" et pour "faux en écriture ". Pour lui, aucune interdiction d’exercer son métier n’a été prononcée.
Maître Joos, un avocat du barreau de Saint Omer dans le Pas de calais, représentait les parties civiles lors de l’audience, il y a près d’un an. Il attend de connaitre le détail du jugement pour délivrer son point de vue.

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