L'avion s'était crashé sur un golf : le pilote a mal géré son carburant selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses

Un an après l'atterrissage en catastrophe d'un avion sur le golf des Tumulus à Laloubère (Hautes-Pyrénées), le Bureau d'enquête et d'analyses vient de rendre son rapport, mardi 9 avril 2024. Selon le Bea, la panne moteur de l'appareil a été causée par une gestion inappropriée du carburant.

Le 27 mai 2023, les golfeurs du golf des Tumulus à Laloubère (Hautes-Pyrénées) ont sûrement eu la peur de leur vie. Ce jour-là, un avion Robin DR400 s'écrase en catastrophe sur le green. Le pilote, âgé de 71 ans, et son fils sortent par eux-mêmes, blessés. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (Bea) vient de rendre, mardi 9 avril, son rapport sur les causes de cet accident.

Une panne moteur avait été mise en avant pour expliquer ce crash. Selon le Bea, elle a été provoquée en réalité par une mauvaise gestion du carburant.

Une mauvaise gestion du carburant

Alors qu'il était en train de réaliser sa phase d'atterrissage à l’aérodrome de Tarbes-Laloubère, le pilote a rencontré une perte de puissance moteur, selon le Bureau d'enquête. Il tente alors de réactiver le moteur en manipulant l'interrupteur de la pompe à carburant et le sélecteur du réservoir, sans succès immédiat. 

"Le réservoir gauche a été utilisé pour tout le vol et le circuit d’atterrissage. La totalité du carburant présente dans ce réservoir a été consommée, provoquant le désamorçage du circuit carburant puis la perte de puissance du moteur. Lors de l’application de la procédure d’urgence "panne moteur en vol", le pilote a positionné le sélecteur réservoir sur la position "principal". Il est probable qu’il a également coupé la pompe électrique en pensant la mettre sur ON" constate le Bea.

Le pilote a donc commis une erreur en manipulant le sélecteur de réservoir et l'interrupteur de la pompe à carburant. Pour le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (Bea), une "préparation du vol incomplète" et un "manque d’entraînement à la gestion du carburant sur des avions équipés de plusieurs réservoirs" expliquent également cet incident.