Ours des Pyrénées :  Claverina et Sorita vont très bien après un mois de liberté

L'ourse Claverina à la sortie de la caisse qui l'a déposée dans les Pyrénées. / © Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)
L'ourse Claverina à la sortie de la caisse qui l'a déposée dans les Pyrénées. / © Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)

Selon l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), les deux ourses brunes relâchées début octobre dans les Pyrénées
pour sauvegarder l'espèce menacée d'extinction en France sont "en parfait état de santé". Elles se trouvent côté français.

Par MP + AFP

Jeu de cache-cache avec les éleveurs en colère
Claverina et Sorita, deux femelles capturées en Slovénie, ont été lâchées le 5 octobre dans les Pyrénées-Atlantiques malgré l'opposition
d'éleveurs locaux.
Les plantigrades n'avaient pas pu être introduits sur les sites initialement prévus car des éleveurs avaient bloqué les routes pour empêcher leur arrivée.
Elles ont finalement été lâchées sur "des sites alternatifs dans les vallées d'Ossau et d'Aspe", rappelle l'ONCFS dans un communiqué.

Elles sont toujours dans les vallées d'Aspe et d'Ossau
De là, les femelles équipées de colliers GPS, "se sont beaucoup déplacées" pour explorer leur nouveau territoire, Sorita parcourant jusqu'à 150 kilomètres en trois semaines. Elles sont "toujours présentes dans la zone montagneuse des vallées d'Aspe et d'Ossau". Elle sont "en parfait état de santé".
Les ourses doivent à présent trouver une tanière pour leur repos hivernal qui va de novembre à mars.
"D'ici là, toute perturbation peut être préjudiciable à la vie des ourses, mais aussi à leur comportement", indique l'ONCFS, qui fait savoir que "les services de l'État en Pyrénées-Atlantiques restent ainsi particulièrement vigilants et mobilisés pour prévenir toute perturbation intentionnelle ou accidentelle."
    
La population d'ours dans les Pyrénées
Elle est de 43 animaux, après des réintroductions en 1996 et 2006, mais elle "n'est pas encore complètement viable", avait expliqué au moment du lâcher Nicolas Alban, chef de projet pour cette opération à l'ONCFS.
Le choix pour la réintroduction s'est porté sur deux femelles car il y a deux ours en Béarn, avec l'espoir de "renforcer cette partie occidentale des Pyrénées" s'ils se reproduisent, avait-il ajouté.

Peu après la relâche, on a appris que les deux ourses attendaient chacune un bébé. 
 

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