Béziers : Michel Bousquet condamné à 4 mois de prison avec sursis pour propos racistes sur Facebook

Après ses propos en ligne à caractère raciste visant la députée LREM de Paris Laetitia Avia, Michel Bousquet, ancien élu municipal de Béziers est condamné à 4 mois de prison avec sursis et 8.000 euros de dommages et intérêts. Il devra également suivre un stage de citoyenneté.

Béziers (Hérault) - le palais de justice - archives
Béziers (Hérault) - le palais de justice - archives © F3 LR
Le tribunal correctionnel de Béziers a rendu ce jeudi son délibéré concernant Michel Bousquet. L'homme de 68 ans, ancien conseiller municipal de Béziers était poursuivi pour avoir publié le 14 mai 2020 sur sa page publique Facebook, des propos racistes à l'encontre de la députée LREM de Paris Laetitia  Avia.

Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel l'a condamné à 4 mois d'emprisonnement avec sursis ainsi qu’à l'obligation de diffuser le jugement, à ses frais, dans un journal régional et aussi dans un journal national. Le tribunal a ajouté une peine complémentaire d'obligation d'accomplir un stage de citoyenneté, à ses frais.
Michel Bousquet, ancien président de l'Union taurine biterroise - archives 2020.
Michel Bousquet, ancien président de l'Union taurine biterroise - archives 2020. © UTB
Le tribunal a également condamné le prévenu à verser les dommages et intérêts suivants :

Un post Facebook public injurieux datant du 14 mai 2020

Sur sa page Facebook publique, Michel Bousquet, alors conseiller municipal de Béziers et président de l'Union Taurine Biterroise, s'en est pris, le 14 mai dernier, à la couleur de peau de Laetitia Avia, députée LREM de Paris.

Elle s’exprime comme une merde dont elle a la couleur.

Michel Bousquet, Facebook 14 mai 2020.

Laetitia Avia, porteuse de la loi contre la haine en ligne
Laetitia Avia, porteuse de la loi contre la haine en ligne © Assemblée nationale 2018
Des propos injurieux d'un élu immédiatement condamnés par la classe politique.

Michel Bousquet avait plaidé "la maladresse"

L'accusé qui a avoué être l'auteur des écrits à la police durant son audition, a expliqué lors de son procès pour sa défense que le jour des faits, il était hospitalisé et sous l'emprise de médicaments. Il a évoqué "une grosse erreur qui ne reflète pas sa personnalité" et a affirmé ne pas être raciste. Il a d'ailleurs démissionné depuis de ses fonctions de conseiller municipal de Béziers et s'est excusé.

A la barre, le 16 juillet dernier, il a rappelé que ses paramétrages de Facebook étaient privés. Il pensait juste envoyer le message à un ami et non le poster sur son mur Facebook public.
 
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