Appel à l'aide : l'association des "chats libres de Béziers" a besoin de bras en urgence pour démonter le refuge

Publié le
Écrit par Isabelle Bris
Le chalet des Chats Libres de Béziers est en cours de démontage, à Villeneuve-les-Béziers. L'association cherche des volontaire d'urgence pour tout déménager.
Le chalet des Chats Libres de Béziers est en cours de démontage, à Villeneuve-les-Béziers. L'association cherche des volontaire d'urgence pour tout déménager. © N.Chartrain

Sommée par la justice de démonter le chalet qui sert d'infirmerie aux félins malades, l'association des "chats libres de Béziers" fait appel à toutes les bonnes volontés pour l'aider, ce week-end, à détruire cette construction jugée illégale.

Installée sur une grand terrain en zone inondable sur la commune de Villeneuve-lès-Béziers, dans l'Hérault, l'association des chats libres de Béziers aurait déjà dû détruire son chalet de 48 mètres carrés en avril dernier, mais, aux dires de sa fondatrice, avec la crise sanitaire, tout a pris du retard.

Aujourd'hui la situation est devenue urgente car l'association, sous le coup d'une injonction judiciaire dans le cadre de la lutte contre la cabanisation, risque une lourde amende si elle ne s'exécute pas au plus vite.

Tout déménager ce week-end

Le démontage du chalet en bois, qui sert d'infirmerie aux dizaines de chats recueillis un peu partout dans le département, a donc commencé depuis quelques jours et les bénévoles aimeraient bien un coup de main ce week-end pour pouvoir tout déménager.

L'association a lancé un appel sur sa page Facebook en expliquant avoir besoin  de bras pour vider les lieux et démonter les panneaux de bois, précisant aussi que tout véhicule utilitaire serait le bienvenu : 

A la recherche d'un nouveau terrain

Nathalie Chartrain, la présidente de l'association, cherche également à acheter un nouveau terrain avec eau et électricité pour installer son stock de nourriture et son infirmerie de manière pérenne. Elle a déjà décliné l'offre de la ville de Béziers, qui subventionne l'association à hauteur de 1000 euros annuels : à savoir un terrain en location situé en bord de voie ferrée.

"Nous ne voulons pas prendre le risque de devoir encore déménager dans trois ou 6 ans sur un terrain en location, d'autant qu'il y aurait des frais très lourds pour s'installer " explique-t-elle.

En attendant, face à toutes ces complications, cette femme qui consacre sa vie aux félins ressent un fort sentiment d'amertume :

Ce que je ne comprends pas, c’est que notre travail arrange tout le monde, nous nous occupons d'animaux errants ou abandonnés qui pourraient provoquer des nuisances en ville et nous n’avons pas de reconnaissance. On a même plutôt l’impression qu’on nous met des bâtons dans les roues !

Nathalie Chartrain,

présidente "Les chats libres de Béziers".

37 chats récupérés à Bédarieux

Une incompréhension d'autant plus grande que fin décembre Nathalie a encore été appelée pour un sauvetage : un huissier intervenant dans un appartement à Bédarieux pour loyers impayés y avait découvert quelques chats laissés à l'abandon. Finalement, ce sont 37 chats affamés qui lui sont retombés sur les bras.

Des chats, pour la plupart malades, déshydratés et avec des difficultés respiratoires, qu'il a fallu stériliser avant de leur trouver une famille d'accueil.

Ces actions de sauvetage ont bien sûr un coût : 150 000 euros par an selon Nathalie Chartrain, principalement des frais de vétérinaire. 

L'argent provient de dons, car outre la subvention de la mairie de Béziers, seule l'association 30 millions d'amis aide "les chats libres de Béziers" à hauteur de 8000 euros annuels.

Globalement, chaque année, grâce à l'aide d'une dizaine de bénévoles parmi les plus actifs, plus de 500 chats sont recueillis par cette association de loi 1901, soignés et placés en famille d'adoption. 

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.