Béziers : un homme condamné à 4 ans de prison pour apologie du terrorisme, provocation à commettre un crime sur Internet et propos racistes

Publié le
Écrit par Fabrice Dubault
Le tribunal de Grande Instance de Béziers, dans l'Hérault
Le tribunal de Grande Instance de Béziers, dans l'Hérault © AFP

Originaire de Montpellier, l'homme de 31 ans habite Béziers depuis quelques mois. Sorti de détention en mars 2021 après des faits similaires, il a été condamné en comparution immédiate à 3 ans d'emprisonnement et 1 an de révocation d'un précédent sursis probatoire.

Ce vendredi 7 janvier 2022, dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate, le tribunal correctionnel de Béziers a reconnu coupable un homme de 31 ans pour avoir commis quatre délits :

  • provocation publique et directe non suivie d'effet à commettre un crime ou un délit,
  • apologie via Internet d'un acte de terrorisme,
  • provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion
  • refus de remettre aux autorités judiciaires le code de déverrouillage de son téléphone portable.

Le tribunal l'a condamné à 3 ans d'emprisonnement et 1 an de révocation d'un précédent sursis probatoire, ainsi qu’à un suivi socio-judiciaire pendant 3 ans assortis de 2 ans supplémentaires d'emprisonnement en cas de non-respect de ses obligations. À l'audience, le parquet avait requis 5 ans de prison.

La diffusion de la haine et des propos racistes en récidive

Originaire de Montpellier, le trentenaire était domicilié depuis quelques mois à Béziers.
Les faits reprochés se sont déroulés entre le 21 octobre 2021 et le 5 janvier 2022. L'homme était alors en récidive puisqu'il a déjà été condamné pour des faits similaires commis en octobre 2020. Et depuis sa sortie de prison en mars 2021, il était en période probatoire.

Ce Biterrois était donc de nouveau interpellé le 5 janvier 2022 par la direction territoriale de la police judiciaire de Montpellier puis présenté au parquet de Béziers le 6 janvier et placé en détention provisoire jusqu'à son procès.

Voici des extraits édulcorés des propos tenus sur Internet dans des posts ou des vidéos pour les différents chefs d'accusation.

Provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit

"Je suis en fait le seul putain de blanc dans toute la ville. (...) Les jeunes, les vieux, le centre, les quartiers, les bruits, les odeurs, les clients, les commerçants, tout est bougnoule ou quelque chose s'y approchant.(...) Bref une gigantesque fosse à m... avec des habitants à l'intérieur. Il faut purger tout cela".

Peine maximale de prison encourue : 5 ans.

Apologie publique d’un acte de terrorisme sur Internet

Il s'agit d'une vidéo intitulée "des blancs pas comme les autres" dans laquelle figure une photographie d'une tête tranchée et ensanglantée reposant au sol avec le commentaire suivant : "Samuel est Paty", puis une autre vidéo intitulée "vous avez dit justice ?" comportant les termes suivants : "la Juifstice, j'en ai beaucoup paty!" .

Peine maximale de prison encourue : 7 ans.

Provocation publique à la haine ou la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion

Publication sur le réseau social GAB d'une vidéo intitulée "vous avez dit justice ?" comportant les propos suivants :"vous avez dit justice ? je dis vengeance politique." et "Je dis haine talmudique, je dis Juiverie !".

Et d'une autre vidéo intitulée "Le variant J" dans laquelle apparaissent d'une part des images de manifestations et les propos suivants "Macron p... à juif".

En garde à vue, il n'a regretté aucun de ses propos, se définissant lui-même comme un «ethno sadique», c'est-à-dire selon lui «un blanc qui n'a pas honte d'être blanc».

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