"La chasse aux macronistes est ouverte" : menaces de mort contre Emmanuel Macron, un homme privé de téléphone

Déjà placé sous contrôle judiciaire pour avoir menacé le président de la République sur les réseaux sociaux mi-février 2024, un homme de 36 ans vivant à Cruzy dans l'Hérault a récidivé. Son téléphone portable a été saisi. Il sera jugé le 27 mars 2024.

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Alors qu'il avait déjà été placé en garde à vue pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des messages hostiles à Emmanuel Macron, un homme de 36 ans a été arrêté pour des faits similaires commis ce dimanche 18 février et lundi 19 février 2024.

"La chasse aux macronistes est ouverte !!!"

De dimanche 18 février à lundi 19 février 2024, l'homme qui habite à Cruzy à l'ouest de Béziers dans l'Hérault  a diffusé des messages sur des réseaux sociaux "hostiles à l'encontre des forces de l'ordre et des "macronistes" ", explique Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers.

Sur l’un des messages figurait l’affiche d'un film de fiction mettant en scène un homme au visage dissimulé, qualifié de "sniper en liberté", armé de deux fusils d'assaut et posant devant des cadavres, avec le sous-titre suivant : "pendant des années, il a tout encaissé. Aujourd'hui les choses vont changer".

Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers

À cette affiche, était ajouté le commentaire suivant : "la chasse aux macronistes est ouverte !!!"

Récidive

Le 14 février 2024, l'homme de 36 ans avait déjà été placé en garde à vue pour avoir diffusé sur un compte Tiktok deux messages hostiles au président de la République.

Dans l'un d’eux était écrit : "Je suis prêt à l'allumer si une personne est prête à me financer pour le voir mort et l'argent sera redistribué à tous les Français !!!"

Garde à vue

Le trentenaire a donc été placé en garde à vue par les gendarmes de Capestang. Il a reconnu "être l'auteur de la diffusion de ce message". 

L'homme a été examiné par un expert psychiatre, celui-ci estimant "qu'il n'était pas atteint de déficit mental ou de troubles psychiatriques majeurs pouvant altérer sa perception de la réalité et qu'il était donc accessible à une sanction pénale".

Avant de souligner "son absence de dangerosité au quotidien, mais pouvant être par moments emporté par ses émotions", ce qui nécessiterait des soins psychologiques adaptés.

Contrôle judiciaire et saisie du téléphone

Alors que le parquet avait requis le placement en détention provisoire de l'homme pour qu'il soit jugé en comparution immédiate le lendemain, le juge des libertés et de la détention a finalement décidé de le placer sous contrôle judiciaire. Avec interdiction de détenir une arme et obligation de pointage à la gendarmerie une fois par semaine ainsi que de suivre des soins psychologiques et en addictologie.

Une décision identique à celle de la première interpellation le 15 février 2024 mais cette fois-ci, le téléphone ayant servi à la diffusion de ces messages a été saisi.

"Menaces de mort"

"L'homme sera jugé le 27 mars 2024 à 14 heures pour l'ensemble des faits qui lui sont reprochés dans les deux procédures", a précisé Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers.

Il sera jugé du chef de "menaces de mort contre un élu". L'homme encourt une peine maximale de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.