Près de Béziers, une fille de 13 ans tabassée, quatre adolescents poursuivis

Le 26 août dernier, une adolescente de 13 ans a été rouée de coups par une autre dans une rue de Bassan (Hérault). Cette dernière a été mise en examen pour violences et réunion, a annoncé le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland. Trois jeunes qui ont filmé sont également poursuivis.

Le procureur de la République de Béziers a rendu publics des éléments après l'agression d'une jeune fille de 13 ans par une autre dans une rue de Bassan, à une dizaine de kilomètres au nord de Béziers (Hérault), le 26 août dernier. Dans ce communiqué de presse, Raphaël Balland évoque "la médiatisation de cette procédure" Midi Libre avait révélé l'information lundi.

Le procureur a rappelé la chronologie des faits. Trois filles et deux garçons se sont retrouvés à Bassan pour s'expliquer après "des messages agressifs" échangés sur Snapchat. Deux des jeunes filles de 13 ans, anciennes amies, étaient jalouses l'une envers l'autre pour une histoire d'amour avec l'un des deux garçons. La discussion a dégénéré et l'une des deux a porté des coups d'une grande violence à l'autre : "coups de poing et coups de pied sur différentes parties du corps dont la tête, entraînant 3 jours d'incapacité totale de travail", rapporte Raphaël Balland. La bagarre a été filmée par trois autres mineurs présents et a été diffusée sur les réseaux sociaux.

Les trois jeunes qui ont filmé également poursuivis

Les parents de la victime ont déposé plainte et l'ensemble des personnes impliquées ont été identifiées et entendues par les gendarmes de la brigade de Roujan (Hérault). "Aucun d'entre eux n’était connu de la justice jusqu'à présent", est-il précisé dans le communiqué.

Ma fille est tombée dans un guet-apens pour une histoire de copain. Elle est totalement traumatisée

Le père de la victime

La jeune fille qui a roué de coups la victime a été "placée en garde à vue puis déférée devant le juge des enfants de Béziers" mardi 7 septembre. Elle a été mise en examen pour "violences en réunion ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours". "La jeune fille a affirmé qu'elle regrettait avoir commis ces violences, tout en affirmant qu'elle avait été la cible de menaces et d'injures depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux, notamment de la part de la victime qui était auparavant son amie", ajoute Raphaël Balland. "Ma fille est tombée dans un guet-apens pour une histoire de copain. Elle est totalement traumatisée", a confié le père de la victime à Midi Libre. Le père de la principale accusée rapporte, lui, que "cela fait plusieurs mois qu’elle est harcelée et menacée via les réseaux sociaux par cette gamine. La semaine dernière, ma fille a perdu son sang-froid. Elle n’aurait pas dû. Elle a dérapé. Il n’y a pas d’autres mots". Il dément le fait que sa fille a tendu un guet-apens à la victime et affirme que c'est l'inverse qui s'est produit.

Les trois jeunes qui ont filmé la scène avec leur téléphone sont également poursuivis pour "violences en réunion" et "diffusion de ces images". Ils vont être convoqués par le juge des enfants.

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