Jeux Olympiques 2024 : La Grande-Motte espère recevoir les athlètes olympiques de voile

Le comité d’organisation des jeux Olympiques 2024 a dévoilé la liste des 620 sites nationaux habilités à recevoir des athlètes pour leur préparation. La Grande-Motte, retenue pour la préparation d'épreuves de voiles, espère maintenant accueillir des athlètes étrangers.
 

Le port de La Grande Motte espère accueillir quelques bateaux des JO de 2024
Le port de La Grande Motte espère accueillir quelques bateaux des JO de 2024 © Guillaume Bonnefont/MaxPPP
Partager les Jeux Olympiques avec l’ensemble d’un territoire, alors que c’est la capitale d’un pays à la tradition jacobine qui doit accueillir l’évènement sportif : depuis ses débuts, le comité d’organisation de Paris 2024 affiche cet objectif. La désignation de 620 centres de préparation des Jeux pour les athlètes procède de cette logique comme l’explique la plaquette de présentation du comité d’organisation : " Pour une collectivité territoriale, accueillir un Centre de Préparation aux Jeux contribue à l’attractivité du territoire. Pour les habitants, c’est l’opportunité de découvrir une discipline sportive, un pays, une culture. " Parmi les 43 sites choisis en Occitanie, la ville de La Grande-Motte, dans l’Hérault. Celle-ci a été labellisée " Centre de préparation des Jeux " par le comité d’organisation, plus particulièrement pour les épreuves de voiles. 17 séries sont programmées pour les JO de 2024, dont les épreuves nautiques se dérouleront à Marseille. La Grande-Motte s’est positionnée sur 3 catégories : le Nacra 17 (le catamaran de compétition), les kitesurfs à foils et les 49ers (un dériveur léger à deux équipiers).

Se positionner comme une destination nautique

Concrètement, un catalogue sera diffusé, au cours de l’année 2021, à toutes les délégations étrangères qui souhaiteraient venir s’entraîner en France pour préparer la compétition. La Grande-Motte, comme Carnon et Port-Camargue, elles aussi labellisées, feront partie des propositions pour l’entrainement des sports nautiques. A la clé, bien sûr, des séjours d’athlètes et de leur encadrement qui utiliseront les hôtels, consommeront sur place et feront peut-être appel aux entreprises locales. Mais pas seulement : " Pour la ville, l’enjeu n’est pas qu’économique. Il ne s’agit pas juste de remplir des hôtels et des restaurants. Ce label et l’accueil éventuel de délégations de sportifs étranger doivent aussi permettre de nous positionner comme une destination nautique à part entière. Ça va permettre de faire connaître nos spécificités, de montrer la recherche d’excellence en matière de nautisme sur notre commune ", explique David Combes, le directeur de la communication de La Grande-Motte.

On a un certain nombre d’atouts à faire valoir

Guillaume Rottee, Centre d'entrainement Méditerranée

Car si la commune s’est portée candidate à ce label, c'est aussi pour mettre en valeur des structures qu’elle héberge. Notamment le yacht club de la ville, l’un des plus actifs de Méditerranée. Mais aussi le Centre Méditerranéen d’entrainement, une association soutenue par la Fédération Française de Voile et créée sous l’impulsion du navigateur Kito de Pavant. Elle abrite un pôle Espoirs, qui prépare la relève dans la discipline ainsi qu’un pôle France, qui accompagne les sportifs de haut-niveau de plusieurs catégories (en kitesurf et en Nacra 17). "On a déjà un centre d’entraînements de sportifs de haut niveau, avec du matériel disponible, un savoir-faire dans l’accompagnement… On a un certain nombre d’atouts à faire valoir ", détaille Guillaume Rottee, le coordinateur du Pôle France au centre Méditerranéen d’entrainement.

En concurrence avec Marseille

Car La Grande-Motte n’est pas seule à être labellisée "Centre d'entrainement pour les Jeux". Au total, 17 villes ont été désignées, réparties sur 6 départements, toutes situées sur la façade méditerranéenne. Les délégations étrangères n’ont aucune obligation de venir se préparer en France... et certaines n’en ont tout simplement pas les moyens ! " Il faut de grosses finances, ne serait-ce que parce que souvent, ça implique d’avoir deux bateaux : un dans son pays d’origine, l’autre dans le centre d’entraînement. Et puis il faut payer les voyages, les séjours ", reconnait Guillaume Rottee. Reste que pour la voile, l’entraînement sur le plan d’eau qui accueillera les jeux est quasi-obligatoire pour un compétiteur à la recherche d’une performance. Et les délégations les plus ambitieuses devraient venir dans les 4 prochaines années. De quoi pousser les étrangers plutôt vers Marseille, qui accueillera les épreuves en 2024 ? Pas forcément : " Le site de Marseille, et ceux aux alentours, risquent de saturer très vite. La ville doit en plus faire des travaux pour recevoir les Jeux. A la Grande-Motte, on a de l’espace. La baie d’Aigues-Mortes offre en plus des caractéristiques de navigation très proches de celle de Marseille ", argumente Guillaume Rottee. Seule ombre au tableau, le contexte sanitaire, évidemment : " On a déjà distribué une plaquette sur le Centre d’entraînement Méditerranée aux délégations étrangères. Certains ont commencé à se manifester, mais aujourd’hui, compte tenu du contexte, tout est à l’arrêt. "

Un moteur pour tout le mouvement sportif

Au Comité Régional Olympique du Sport aussi, on espère que les 43 sites choisis dans la Région sauront tirer leur épingle du jeu, pour attirer les délégations : " Ça permet de valoriser nos territoires, de mettre en valeur les investissements réalisés par les collectivités dans des équipements. Ca peut être un moteur pour tout le mouvement sportif d’Occitanie ", espère son président Richard Mailhé. Une opportunité qu’ont bien compris Carnon, La Grande-Motte et Port-Camargue : les trois sites labellisés pour l’entrainement aux épreuves de voile en Occitanie, essaient, depuis leurs candidatures, de travailler dans une logique de complémentarité, plutôt que de concurrence.


 
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