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Hérault : les ostréiculteurs de l'étang de Thau peu inquiets malgré la suspension de leur récolte

© Raphaël Labbé/Creative Commons
© Raphaël Labbé/Creative Commons

L'étang de Thau est une nouvelle fois touché par des mesures de restrictions prefectorales depuis le 3 novembre. La  récolte et la commercialisation de coquillages sont suspendues pour des raisons sanitaires. Réactions des ostréiculteurs et des consommateurs.

Par C.C

Au village de Bouzigues, samedi 4 novembre, les ostréiculteurs et restaurateurs préparaient leurs belles corbeilles de coquillages pour le déjeûner malgré des mesures de restrictions annoncées par la Préfecture de l'Hérault. La veille, cette dernière avait annoncé la suspension de la récolte et de la commercialisation des huîtres, moules et palourdes en provenance de l'étang de Thau pour raisons sanitaires. 


Des toxines, appelées toxines PSP, en quantité importante et supérieure à la norme autorisée avait été mise en évidence dans l'étang. Pour Jean Christophe Cabrol, producteur de coquillage et restaurateur. Il s'agit avant tout d'un principe de précaution. 

"Ces toxines sont issues d'algues qui ne sont pas toxiques pour le coquillage mais qui peuvent être une gêne pour l'homme", explique t-il précisant "qu'il faudrait manger des kilos et des kilos pour être malade."

Aucun risque de toute façon en mangeant ses coquillages samedi 4 novembre. Ceux là ont été ramassés avant le 30 octobre et ne sont donc pas concernés par la mesure.

Une semaine de stocks


Aux Halles, à Sète, le constat est le même. Comme d'habitude, les producteurs de coquillages proposent un panel de produits frais à emporter ou à déguster. "On a encore des stocks. J'ai de quoi tenir dix jours en espérant que les conditions de l'étang s'améliore", rassure Simon Julien, producteur de coquillages. "On espère que l'étang rouvrira la semaine prochaine. Après ça, ce sera inquiétant."

Restrictions ou non, les vacanciers et Sétois ne se privent pas de déguster les coquillages issus de l'étang. "Si c'est sur l'étal, c'est qu'on peut le manger. Je fais confiance", explique l'une. "Ca ne me pose pas de problème. Si on est malade, tant pis, c'est comme ça !", rétorque un autre en riant.





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