Hérault : un pompier volontaire de la caserne de Florensac mis en examen et écroué pour 13 incendies

Un pompier volontaire de la caserne de Florensac (Hérault) a été mis en examen et écroué ce dimanche 7 juillet 2019. Il a été suspendu. Il est soupçonné d'être à l'origine de 13 incendies survenus sur la commune et sur celle d'Agde entre 2017 et 2019. Une information judiciaire est ouverte.

Le pompier volontaire interpellé vendredi 5 juillet 2019 à Florensac (Hérault) et soupçonné d'être à l'origine de plusieurs départs de feux a été mis en examen et placé en détention provisoire, dimanche 7 juillet. Cet homme, par ailleurs agent de surveillance de la voie publique affecté à la brigade environnementale de la police municipale d'Agde, est âgé de 47 ans.


Suspecté de 13 incendies


Son interpellation fait suite à la survenue de plusieurs sinistres les 4 et 5 juillet les communes d'Agde et Florensac. Mais la justice le soupçonne également d'avoir, entre 2017 et 2019, allumé 13 autres incendies sur ce même secteur. Une information judiciaire est ouverte. L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Pézenas. 


Suspendu à titre provisoire


Selon le procureur de la République de Béziers Yvon Calvet, les investigations ont en effet permis d'effectuer des rapprochements avec de précédents départs de feux. Le pompier, qui a été suspendu à titre conservatoire par le Service Départemental d'Incendie et de Secours de l'Hérault (SDIS 34), pourrait par ailleurs faire l'objet d'un conseil de discipline en vue d'une radiation "si jamais les faits étaient avérés". Dans un communiqué, le Conseil départemental de l'Hérault a réagi à cette mise en examen.
 
 

Expertise psychiatrique


Un expertise psychiatrique a été ordonnée pour tenter de déterminer ses motivations. Le suspect a été mis en examen pour "destruction par incendie de bois, forêt, lande, maquis ou plantation d'autrui pouvant causer un dommage aux personnes". Il n'a aucun antécédent judiciaire et encourt une peine de
15 ans de réclusion. Cette affaire n'est pas la première du genre dans l'Hérault où d'autres soldats du feu ont par le passé fait l'objet de poursuites pour des faits similaires.