Cet article date de plus de 3 ans

Lunel-Viel : manifestation à la crèche pour préserver les emplois d'animatrices en contrats aidés

Une baisse drastique des contrats aidés plane sur les associations et les collectivités menaçant de nombreux emplois.. Ce mercredi 18 octobre, avait lieu «la journée noire», une journée de mobilisation pour dénoncer la suppression de ces contrats aidés. Exemple à Lunel-Viel, dans l'Hérault.
A Lunel-Viel, à la crèche Les Bisounours, trois emplois d’animatrices sont menacés - 18 octobre 2017
A Lunel-Viel, à la crèche Les Bisounours, trois emplois d’animatrices sont menacés - 18 octobre 2017 © France 3 LR
Ce mercredi 18 octobre a lieu la «journée noire des associations», ces dernières étaient appelées à se mobiliser «sous des formes libres et variées» pour dénoncer la suppression brutale des contrats aidés.

De nombreuses associations ont fermé leur porte ce mercredi.

Dans l’Hérault, une dizaine de crèches associatives ont débrayé entre midi et 14h pour manifester leur mécontentement.

A Lunel-Viel, à la crèche Les Bisounours, trois emplois d’animatrices sont menacés.

Le reportage de Nicolas Chatail et Caroline Agullo

durée de la vidéo: 01 min 29
Lunel-Viel (34) : manifestation à la crèche pour préserver les emplois d'animatrices en contrats aidés ©France 3 LR

Dans cette crèche associative, un tiers du personnel est un emploi aidé.

Selon la ministre du travail, ces contrats seraient coûteux et inefficaces, mais sur le terrain, leur suppression aura de sérieuses conséquences dans les milieux associatifs.

"Nous avons 60 familles qui sont en demande d’une place dans notre structure, donc on a besoin d’agrandir, c’était notre projet, au moins de cinq places supplémentaires et là avec la suppression des contrats aidés on va devoir réduire les effectifs, car nous ne sommes plus dans la législation de l’encadrement des enfants." confie, Anne Roland, la directrice de la crèche, Les Bisounours. 

durée de la vidéo: 00 min 20
Lunel-Viel : interview de la directrice de la créche, Le Bisounours ©France 3 LR


En effet, la législation pour les crèches impose un adulte pour huit enfants qui marchent, et un adulte pour cinq enfants qui ne marchent pas.

Or la structure n’a pas les moyens de salarier du personnel, et si, les trois postes en contrats aidés étaient amenés à être supprimés, la capacité d’accueil forcément en empatirait.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
manifestation économie social emploi vie associative société éducation jeunesse famille grève