Coronavirus : dans l’Hérault à Lunel, la société BIO-UV développe un scanner innovant pour désinfecter

Publié le Mis à jour le
Écrit par Anne-Sophie Mandrou

L’entreprise héraultaise, spécialisée dans le traitement de l’eau grâce aux UV-C, utilise son savoir-faire pour concevoir un appareil qui désinfecte les surfaces. Si les tests sont concluants, BIO-UV espère pouvoir le commercialiser dès la fin mai.
 

Face au Covid, un seul mot d’ordre depuis le début : hygiène ! Car on sait que le virus reste plusieurs heures, voire plus, sur les surfaces.



Une étude menée en mars par des chercheurs américains montre qu’il peut vivre jusqu’à 3 jours sur du plastique, et 2 jours sur de l’acier.



Face à ce constat, la société lunelloise BIO-UV a décidé de se lancer dans la bataille. Forte de ses 20 ans d’expérience pour traiter l’eau grâce aux rayons ultra-violets, elle a élaboré en un temps record un petit scanner mobile qui pourrait éradiquer le virus, sans eau ni produit chimique.

Un appareil particulièrement destiné aux services de soins et de secours, Ehpad et sociétés de nettoyage qui doivent systématiquement tout désinfecter.

Un prototype en phase de test

Son nom : BIO-Scan. Une sorte de tablette de 50 cm sur 10, légère et maniable que l’on passe au-dessus de la surface à assainir (lit d’hôpital, poignées de porte…)

Les rayons UV-C font le reste 

 




Actuellement, le prototype est testé à Montpellier par le laboratoire indépendant BioFaq pour confirmer son action sur les virus et bactéries. Puis, il sera envoyé dans un autre laboratoire qui testera son action spécifique sur le Covid 19.



Mais le PDG de BIO-UV, Benoit Gillmann, est déjà très confiant :



" Cela fait 20 ans qu’on maitrise cette technologie, on n’est pas des amateurs !

On sait qu’elle permet l’élimination à 99,99 % des virus et bactéries. La question est de savoir maintenant en combien de secondes ?"




L’idée est de faire un passage aller-retour pour assainir en moins de 10 secondes.

Un gain de temps qui peut s’avérer précieux. Les pompiers de l’Hérault se sont montrés déjà intéressés par cette innovation.

Mais elle aura un coût : environ 1300 euros par machine.

Les premiers appareils seront conçus dans l’Hérault

Si les résultats des tests, attendus pour le 8 mai,  sont positifs, BIO-UV se lancera dans la fabrication des premières séries dans son atelier à Lunel.

Sur 80 personnes, une quarantaine continue à travailler sur place. Le PDG affirme que l’activité n’a pas baissé, mais il sera possible de rajouter la conception du BIO Scan.

 




Pour Benoit Gillmann, un patron qui parle cash, il y a urgence :

Si on l’a fait, c’est qu’on a l’intime conviction que ça correspond à un besoin de santé, et un besoin psychologique. Il faut trouver les moyens de rassurer sinon, on ne sortira pas de cette situation!

La commercialisation de ce scanner de désinfection est prévu à partir de fin mai.



 
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