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2 entreprises du BTP sanctionnées pour travail illégal sur des chantiers de l'Hérault

illustration / © maxppp
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La préfecture de l'Hérault vient d'épingler 2 entreprises du bâtiment, dont une à son siège à Perpignan, pour travail illégal. Ces sociétés faisaient travailler 130 salariés portugais comme "travailleurs détachés" de façon abusive. Leurs chantiers seront arrêtés pour 3 mois et les employés payés.

Par Fabrice Dubault


L'Hérault, département où les chantiers de construction sont parmi les plus nombreux en France, ne badine pas avec la lutte contre le travail illégal.

2 entreprises du Languedoc-Roussillon opérant sur 5 chantiers dans l'Hérault, à Pignan, Castries et Castelnau-le-Lez, sont dans le collimateur de la préfecture, des services de contrôles et donc de la justice.

Elles sont accusées d'embaucher 130 salariés portugais depuis juillet 2015, via une société d'intérim portugaise, qui n'a aucune activité au Portugal. D'où la suspicion et l'accusation d'avoir enfreint la loi sur les travailleurs détachés.

Les chantiers des 2 entreprises doivent cesser pour 3 mois tout en continuant à payer les actuels salariés. Ils devront se poursuivre ensuite avec de nouveaux prestataires.

Castelnau-le-Lez (34) : des chantiers stoppés pour cause de travail illégal
La préfecture de l'Hérault vient d'épingler 2 entreprises du bâtiment, dont une à son siège à Perpignan, pour travail illégal. Ces sociétés faisaient travailler 130 salariés portugais comme "travailleurs détachés" de façon abusive. Leurs chantiers seront arrêtés pour 3 mois et les employés payés. - F3 LR - Reportage : D.Bérhault, B. de Tugny et J.Morch

Un montage juridique légal pour une utilisation frauduleuse


Selon nos confrères de France bleu Hérault, une entreprise française dont le siège social se trouve à Perpignan faisait appel à une entreprise d'intérim portugaise. Les deux avaient le même patron ou presque : le père et sa fille.

Depuis 2015, les travailleurs détachés doivent être déclarés dans des conditions très strictes.

Si ces déclarations ont bien été faites par les deux entreprises, une petite enquête de la préfecture de l'Hérault a permis de démontrer que la boite d'intérim portugaise n'avait aucune activité au Portugal, mais uniquement en France. Et ça, c'est interdit.
Car évidemment, le droit du travail est différent au Portugal : on est loin des 35 heures et les charges sociales y sont 25% à 30% moins chères.

Le préjudice pour l'URSSAF n'a pas été estimé, mais il est colossal, avec 130 salariés détachés pendant un an depuis juillet 2015.

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