Abderrahim El-Jabri obtient la levée d'une des 2 interdictions du territoire dont il est l'objet

Les déboires judiciaires d'Abderrahim El-Jabri s'estompent peu à peu. Mais bien que la justice vienne de prononcer le relèvement, (la non application) d'une interdiction du territoire datant de 1994, il reste encore sous le coup d'une autre interdiction du territoire national, datant de 2001. 


Le dossier judiciaire d'Abderrahim El-Jabri est complexe. Sans parler de son procès d'Assises pour meurtre dont il a été reconnu innocent et acquitté après un procès en révision, sans revenir sur les 11 ans de prison effectués à tort et les 17 ans de lutte pour faire reconnaître son innocence, ce Lunellois d'une cinquantaine d'années, restait jusqu'à aujourd'hui sous le coup de 2 interdictions de territoire national, dont une définitive. En clair, il était expulsable de France.

Ce jeudi, la justice a ordonné le "relèvement" d'une de ces 2 interdictions de territoire national. Celle prononcée en 1994 pour une peine de 14 mois de prison, pour trafic de drogue. Cette levée de peine revient à dire qu'elle ne s'applique plus.

Mais reste une autre interdiction de territoire national contre El Jabri et définitive celle là.
Il s'agit d'un jugement de janvier 2001, pour trafic de drogue, le condamnant aussi à 6 ans de prison.

Pour l'heure, la justice et la préfecture ont décidé de différer l'exécution de cette 2e interdiction du territoire et de lui accorder une autorisation temporaire provisoire de résidence en France.

Avec ses avocats, il doit désormais introduire une action auprès de la Cour d'Appel de Montpellier pour demander le "relèvement" de cette seconde interdiction du territoire datant de 2001.
Comme il a déjà obtenu cette disposition pour celle de 1994, l'issue semble plutôt favorable mais sans cette dernière décision judiciaire, il reste théoriquement en situation d'expulsion.