• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Un couple de Montpellier entendu par la section antiterroriste : les réactions des voisins

La réaction d'une habitante du quartier Celleneuve à Montpellier, voisine du couple entendu par la section antiterroriste - 23 décembre 2015 / © France 3 LR
La réaction d'une habitante du quartier Celleneuve à Montpellier, voisine du couple entendu par la section antiterroriste - 23 décembre 2015 / © France 3 LR

Un couple qui habite le quartier Celleneuve à Montpellier est en garde à vue dans le cadre d'une enquête antiterroriste. Une voisine de ce couple dépeint deux portraits très différents de l'homme, un Franco-Tchadien de 35 ans, et de la femme, une Française de 23 ans convertie à l'islam.

Par Zakaria Soullami


La police a arrêté à Montpellier un couple qui possédait un faux ventre de femme enceinte, qui aurait pu lui permettre de mener une action terroriste. Le couple a été déféré au parquet antiterroriste de Paris.

Peu bavarde et voilée de la tête aux pieds


Des habitants de la résidence Fontaine de Cotte du quartier Celleneuve, voisins de ce couple, croisaient parfois le Franco-Tchadien de 35 ans et la Française de 23 ans convertie à l'islam et radicalisée. Cette mère d'un petit garçon ne sortait presque jamais de chez elle. Mireille, sa voisine de palier, l'a toutefois rencontrée à quelques rares occasions.

"Je ne lui parlais pas à elle"


Elle décrit une jeune femme de 23 ans peu bavarde et voilée de la tête aux pieds qui n'hésitait pas à faire du prosélitisme. "Il était charmant, je n'ai jamais eu de problème avec lui. J'ai toujours eu beaucoup de sympathie pour lui même s'il s'était radicalisé.", déclare Mireille, une septuagénaire voisine du couple.

Je connaissais bien le mari, il me disait : "je vais à la mosquée, je vais faire du sport..." des bêtises quoi ! Mais elle non, je ne lui parlais pas à elle.", déclare Mireille, voisine du couple.


Reportage à Montpellier

Un couple de Montpellier entendu par la section antiterroriste : la réaction d'une voisine
C. Agullo et C. Monteil


"On ne voit pas des gens agressifs"


"Quand ils se sont mis ensemble (il y a trois ans, Ndlr), il ne s'habillait plus en civil, mais ça restait la même personne polie, gentille. Mais ils n'avaient pas trop de contacts avec les voisins. On ne voit pas des gens agressifs, ils n'étaient pas hostiles", déclare une autre voisine à l'AFP.

Une famille de bourgeois catholiques


Caroline, né d'un père issu d'une famille de bourgeois catholiques de l'Hérault décédé alors qu'elle n'était pas encore née et d'une mère originaire de Guyane, s'est radicalisée lorsqu'elle avait 18-19 ans.

Elle a horrifié tout le monde avec sa robe noire!", s'exclame une tante jointe au téléphone par l'AFP, qui précise avoir rompu avec Caroline et sa mère pour des problèmes de succession "il y a 12 ans".

 

"On n'est pas une famille de terroristes"


"Elle a hérité de son père et de son grand-père qui étaient riches de maisons et d'une somme d'argent", poursuit-elle. "Je suis atterrée! On est des gens respectables, on n'est pas une famille de terroristes", se désole la tante de la jeune femme radicalisée de 23 ans.

Placés en garde à vue pour apologie de terrorisme


Le coupl avait été initialement placé en garde à vue pour apologie de terrorisme dans une enquête menée localement. Le parquet antiterroriste de Paris avait ouvert une enquête le 17 décembre dernier.

Notre journaliste Olivier Martin en direct de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) de Levallois-Perret où est entendu le couple de Montpelliérains
Levallois-Perret (92) : Olivier Martin en direct de la sous-direction anti-terroriste (SDAT)
Le couple de Montpelliérains est entendu par la section antiterroriste de Levallois-Perret

Ventre factice


Les enquêteurs ont découvert un faux ventre de femme enceinte à leur domicile du quartier Celleneuve à Montpellier. Le ventre factice, recouvert d'une couche d'aluminium, aurait pu servir à dissimuler des objets. Un dispositif qui aurait pu avoir pour finalité d'échapper à des détections.

Sollicité, le parquet de Paris se refuse à tout commentaire tant que les gardes à vue sont en cours.

A lire aussi

Sur le même sujet

Sète : l’air pollué aux particules fines par les bateaux de croisière

Les + Lus