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Gare TGV de Montpellier : Carole Delga accuse la SNCF “le compte n'y est pas pour les voyageurs”

Montpellier - la future gare TGV Montpellier Sud de France en travaux - 2016. / © F3 LR
Montpellier - la future gare TGV Montpellier Sud de France en travaux - 2016. / © F3 LR

La présidente de la région Carole Delga a décidé de mettre un coup d'arrêt au financement de la construction de la gare TGV de Montpellier. Une gare dont les travaux sont pourtant déjà bien avancés. En cause, la trop faible fréquence des TGV prévue par la SNCF sur cette ligne.

Par Fabrice Dubault


C'est une future gare TGV qui risque de s'ensabler et peut-être un bel exemple de gabegie financière à 135 millions d'euros.

Carole Delga, la présidente de la région Occitanie vient d'annoncer qu'elle refusait de continuer à financer la gare de Montpellier Sud-de-France, située sur la future ligne TGV entre Nîmes et Perpignan.

Montpellier : la Région coupe les financements de la gare TGV Sud de France
La présidente de la région Carole Delga a décidé de mettre un coup d'arrêt au financement de la construction de la gare TGV de Montpellier. Une gare dont les travaux sont pourtant déjà bien avancés. En cause, la trop faible fréquence des TGV prévue par la SNCF sur cette ligne. - F3 LR - Récit : P.Bard

Sur les 32 millions d'euros de financement régional, seuls 8 millions ont été débloqués


Sous la pression des Verts, la présidente de la région dénonce une gare qui dans un premier temps n'accueillera que 4 TGV par jour, les 20 à 26 trains à grande vitesse quotidiens promis par le SNCF ne pourraient circuler au mieux qu'en 2020, voire 2030. Donc quand les autres gares et insfrastructures prévues seront opérationnelles. Et à coup sûr, si la LGV Montpellier-Perpignan voit le jour.

La Métropole de Montpellier, dirigée par le divers gauche Philippe Saurel a déjà mis 11 millions d'euros dans l'escarcelle et réserve aujourd'hui sa réponse pour continuer à financer le projet.

Bref, ce projet de 135 millions d'euros ne semble plus intéresser personne, la région dit non, la métropole avance à reculons et la SNCF fait contre mauvaise fortune bon cœur.

En juin 2015, deux associations avaient déposé des recours contre la construction de la gare financée dans le cadre d'un partenariat public-privé.

La gare TGV de la Mogère ressemble de plus en plus à un terminus.

Carole Delga : «le compte y est pour le fret, pas pour les voyageurs»

Je rappelle que cette nouvelle LGV mixte (fret et voyageurs), financée à près de 400 millions d'euros par la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, a deux vocations :

Sa vocation première est de soustraire des centres-villes de Nîmes et de Montpellier le trafic fret pour répondre aux questions de sécurité et à certaines nuisances environnementales.
J'avais saisi le président de SNCF en lui demandant que les tarifs de péage entre la ligne actuelle et la ligne nouvelle puissent être compétitifs. J'ai été entendue : SNCF a confirmé ce jour que les deux tarifs seraient alignés, ce qui va permettre de transférer une grande partie du trafic fret sur la ligne nouvelle.
L'objectif est atteint.

La seconde vocation du CNM est de transporter des voyageurs à grand vitesse, ce qui a conduit aux projets des gares de Montpellier-la Mogère et de Nîmes-Manduel et ce qui doit permettre des circulations supplémentaires des trains du quotidien (TER) sur la ligne actuelle.
Aujourd'hui, SNCF a annoncé la circulation de 4 TGV par jour à l'ouverture de la gare de Montpellier-la Mogère au printemps 2018 et ce jusqu'à une ouverture de la gare de Nîmes-Manduel.
Je rappelle depuis le début de mon mandat qu'une gare nouvelle ne peut se justifier qu'à la seule condition qu'elle soit utile et accessible au plus grand nombre de nos concitoyens. C'est une question de bon sens et de bonne gestion de l'argent des contribuables.

A ce jour, le compte n'y est pas.
Par conséquent, la Région reprendra ses paiements quand la desserte de la nouvelle gare de Montpellier-la Mogère sera à la hauteur des engagements financiers qui ont été pris (135 millions d'euros dont 32 millions d'euros pour la Région).

Je considère que l'ensemble des partenaires du CNM (Etat, SNCF, Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, Conseil départemental du Gard, Métropole de Montpellier, Agglomération de Nîmes) a une obligation forte de résultats. Parce que nous gérons et investissons de l'argent public ; c'est ce principe qui doit guider notre action. En tous cas, c'est celui qui est le mien à la tête de la Région sur ce dossier comme sur tous les autres.

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