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A Montpellier tout est possible

Moure, Saurel, Domergue ou Jamet ? Les jeux sont ouverts à Montpellier. Le Front national avec 14% réalise son meilleur score. Jean-Pierre Moure PS n'a que 3 points d'avance sur Philippe Saurel le dissident et l'UMP Jacques Domergue. Près de la moitié des Montpellierains sont restés chez eux.
Philippe Saurel (DVG) et Jacques Domergue (UMP), candidats à la mairie de Montpellier
Philippe Saurel (DVG) et Jacques Domergue (UMP), candidats à la mairie de Montpellier © F3 LR

Jean-Pierre Moure, candidat PS-EELV et président de l'agglomération, est arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Montpellier avec 25,27% des suffrages exprimés

Le dissident divers gauche Philippe Saurel avec 22,94% trouble le jeu. Et de son attitude dépend le second tour dans une ville dirigée par la gauche depuis plus de 35 ans et le succès de Georges Frêche.
Conseiller municipal à la culture M. Saurel n'a pas fait part de ses intentions. Il veut la mairie, alors que M. Moure revendique la mairie et l'agglomération, et laisse planer le doute d'une alliance avec l'UMP Jacques Domergue qui a obtenu 22,72%.

"Je remercie les Montpelliérains pour ce score aussi élevé", a dit Philippe Saurel.


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Une chose est sûre, M. Saurel est décidé à ne pas se laisser avaler par la liste Moure.

"On m'a exclu du PS. On me demande d'accepter ce que j'avais proposé au départ. On n'est pas gentil avec moi", a-t-il glissé.


La réaction de Philippe Saurel


M. Moure, soutenu par les amis de la figure tutélaire du Languedoc-Roussillon, le défunt Georges Frêche, avait obtenu l'investiture du PS à l'issue du premier tour d'une primaire interne dont M. Saurel a toujours dénoncé la régularité.

Le maire sortant, Hélène Mandroux, dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait lui-même annoncé le retrait de la vie politique après dix ans de mandat et plus trente ans de vie politique locale, avait également dénoncé la "mascarade" de cette primaire.
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Toujours à gauche, Muriel Rességuier pour le Front de Gauche (7,56%) paie les frais de l'offre multiple à l'extrême gauche avec la présence de trois listes NPA (2%), LO (0,9%) et POI (0,2%). Son score est décevant alors que le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon avait annoncé son intention de faire de Montpellier une vitrine.

Enfin, dans la capitale du Languedoc-Roussillon, France Jamet a confirmé la progression du Front national. Elle n'avait obtenu que 5,26 % en 2007 et grimpe à 13,81 % confirmant la percée de Marine Le Pen à la présidentielle en 2012 (13,66%).
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