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Le périlleux transfert des embryons de la clinique Saint-Roch à Montpellier

Dans le cadre du déménagement de la clinique Saint-Roch à Montpellier, il a fallu déménager les vies à venir : les embryons. Un convoi sous haute surveillance est parti à l’aube.
Des paillettes contenant des embryons humains sont stockées à -196°C dans des cuves d'azote.
Des paillettes contenant des embryons humains sont stockées à -196°C dans des cuves d'azote. © MARCEL MOCHET / AFP
2100 embryons ont déménagé ce matin pour être installés dans les nouveaux locaux de la nouvelle clinique Saint-Roch. Ils sont conservés dans des cuves d'azotes à moins 196 degrés.

Escorte policière


Pour limiter les risques, le transport a lieu à 6 heures du matin, à l’heure où la circulation est encore fluide. Escorté par la police, le camion quitte le centre-ville à toute petite vitesse, aucune secousse n'est permise : à l'intérieur, des vies à venir sont suspendue dans l'azote liquide. Les médecins biologistes sont présents pour s’assurer que tout se déroule en douceur.
durée de la vidéo: 02 min 21
Le périlleux transfert des embryons de la clinique Saint-Roch à Montpellier

Après une demi-heure de transport, la cargaison arrive à destination dans le quartier des Grisettes, où se trouve la nouvelle Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.

Les 11 cuves vont rejoindre avec une précaution infinie, la salle qui leur est dédiée au premier étage. Dès leur arrivée,  les cuves sont rechargées en azotes. Les biologistes vérifient  qu'elles ont été conservées à bonne températures durant le voyage.

Les embryons ont été obtenus après une tentative de fécondation in vitro par des couples infertiles. Ceux en surnombre et  viables ont été congelés en vue d'une future grossesse. Pour ces couples l'enjeu d'un tel transport à haut risque est énorme. Ils peuvent  être soulagés : opération réussie
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