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Pyrénées-Orientales : décès d'une fillette de 2 ans portant des traces de maltraitance

Une enfant de 2 ans, habitant à Trouillas, est décédée dans la nuit de lundi à mardi. Elle portait des signes présumés de maltraitance et avait été hospitalisée d'urgence à Perpignan.
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Illustration. © Max PPP

Une autopsie a été ordonnée par le parquet de Perpignan pour déterminer les circonstances exactes de la mort d'une fillette de 2 ans hospitalisée en urgence la nuit dernière à Perpignan.

D'après nos collègues de l'AFP, lundi soir, dans cette famille nombreuse habitant Trouillas dans les Pyrénées-Orientales, la mère a appelé dans un premier temps un médecin du secteur libéral. Celui-ci, a constaté sur place que l'enfant allait très mal et a aussitôt demandé l'intervention des services d'urgence pour un transport de la petite fille à l'hôpital de Perpignan.

Mauvais traitements ?


A l'hôpital perpignanais, les médecins ont constaté que la petite fille portait des traces sur le corps laissant présumer des mauvais traitements. L'enfant a succombé à ses blessures et a été transportée par hélicoptère vers le CHU de Montpellier. C'est là que son décès a été constaté.

Aux gendarmes et au personnel soignant, la mère de famille a expliqué que sa fille était tombée dans la douche. Enceinte d'un autre enfant, cette femme a été hospitalisée en état de choc à Perpignan et ne fait pour l'instant l'objet d'aucune mesure judiciaire, dans l'attente des résultats de l'autopsie, a précisé la même source.

La fillette décédée était la plus jeune d'une grande fratrie. Son père, comme celui du bébé à naître, était incarcéré au moment des faits à Perpignan, pour des délits routiers.

Le maire de Trouillas avait rencontré la mère récemment


"J'avais eu quelques soucis avec le papa qui laissait des dépôts de ferraille sur la place du village. Le père est incarcéré à Perpignan pour conduite sans permis et sans assurance en récidive", a déclaré le maire de Trouillas, Rémy Attard, soulignant que la famille était arrivée il y a quelques mois dans la commune.

J'avais reçu la mère avec la petite Mila. Elle demandait un soutien pour son mari. La mère m'est apparue comme quelqu'un de calme, posée, attentive par rapport à l'enfant", a-t-il dit à un correspondant de l'AFP.


Le maire s'était cependant rapproché de l'Enfance catalane car la mère devait accoucher en août, sans famille pouvant l'aider. "Je trouvais cette situation préoccupante du point de vue social, pas du tout parce que je craignais de mauvais traitements envers les enfants", a-t-il ajouté.
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