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Le Refuge de Montpellier obtient un agrément pour des actions en milieu scolaire

Montpellier - l'association "Le refuge" - février 2013. / © F3 LR
Montpellier - l'association "Le refuge" - février 2013. / © F3 LR

Le Refuge, association de lutte contre l'homophobie et la transphobie, a obtenu un agrément du ministre de l'Éducation nationale, après deux ans de procédure, ce qui va lui permettre d'étendre ses actions de sensibilisation en milieu scolaire, a-t-elle annoncé mardi.

Par Fabrice Dubault avec afp


En novembre 2012, le ministère avait refusé à l'association l'octroi de l'agrément national des associations éducatives complémentaires de l'enseignement public.
Un an plus tard, le tribunal administratif avait annulé cette décision et en janvier 2014, le ministre avait fait appel de ce jugement, avant que le ministre Benoît Hamon n'annonce en mai le désistement de son ministère.

Avec cette décision favorable, le Refuge compte "idéalement doubler ses interventions en 2014-2015, en mettant l'accent d'une part sur les établissements situés dans les quartiers prioritaires, d'autre part sur l'information du personnel éducatif et des encadrants".

"Nos séances sont indispensables car les préjugés et les stéréotypes sur l'homosexualité et la transsexualité sont très ancrés chez une majorité de lycéens", explique Nicolas Noguier, président du Refuge, dans un communiqué.


L'association, qui intervient depuis 2010 dans des lycées d'enseignement général et professionnel du Languedoc-Roussillon, plus récemment en PACA et en région parisienne, a sensibilisé plus de 1.500 élèves.

L'agrément de SOS homophobie obtenu en 2009 puis annulé en 2013 par la justice

L'agrément d'une autre association de lutte contre les stéréotypes sur l'homosexualité, SOS homophobie, accordé en 2009, avait été annulé en novembre 2013 par le tribunal administratif de Paris, saisi par la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC).

Selon la CNAFC, le tribunal avait estimé que des scénarios intégrés dans le module de sensibilisation étaient "insuffisamment nuancés" et que certaines affirmations étaient "susceptibles de porter atteinte aux convictions religieuses et philosophiques", des élèves, des parents ou des enseignants.

SOS homophobie avait finalement reçu un nouvel agrément national de cinq ans en mai 2013.

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