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Rentrée du tribunal de grande instance : un jour en immersion au parquet de Montpellier

illustration / © F3 LR
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Le tribunal de grande instance de Montpellier a fait sa rentrée solennelle ce vendredi. Comme chaque année, les affaires et les dossiers sont de plus en plus nombreux avec un manque de magistrats et de moyens financiers.

Par Fabrice Dubault


C'est la rentrée pour les magistrats. Et une nouvelle fois, le procureur de la Répubilque de Montpellier dénonce le manque de moyen, comme les années passées. Le parquet de Montpellier fonctionne avec 14 magistrats et une trentaine de fonctionnaires de justice pour un volume d'affaire traité qui ne baisse pas.

Il manque environ 8 magistrats à Montpellier.

Chistophe Barret, procureur de la Répubilque de Montpellier, était l'invité du 12/13 Languedoc-Roussillon.
Rentrée au tribunal de Montpellier : interview de Christophe Barret
Christophe Barret - Procureur de la République de Montpellier. - F3 LR - Extrait du 12/13 Languedoc-Roussillon du 9 septembre 2016.


Une journée en immersion au Parquet de Montpellier


Le coeur du système judiciaire, c'est la permanence d'un parquet. Autrement dit, le lieu où toutes les affaires arrivent.

85.000 l'an passé traitées dans le ressort de Montpellier, dont près de 18.000 étaient des affaires donnant matière à poursuites.
De la petite pièce où le courrier est distribué chaque jour par centaine, à la permanence téléphonique tenue par un magistrat, comme aux urgences de l'hôpital, la chaine de décision judiciaire est un engrenage extrêmement bien huilé et précis. 

Nicolas Brugnol est l'un des 8 vice-procureurs du parquet de Montpellier. C'est sa semaine de permanence. Il est partout.
Chaque jour, en moyenne, il traite une cinquantaine d'appels. Au bout du fil, des officiers de police judiciaire.

Montpellier : un journée en immersion au parquet
Le tribunal de grande instance de Montpellier a fait sa rentrée solennelle ce vendredi. Comme chaque année, les affaires et les dossiers sont de plus en plus nombreux avec un manque de magistrats et de moyens financiers. - F3 LR - Reportage : L.Beaumel et F.Detranchant

Des alternatives aux poursuites


Ces alternatives aux poursuites, amendes, stages, médiations représentent la moitié des affaires qui arrivent au parquet.
Car tout prévenu ne passe pas forcément par la case correctionnelle mais il recevra dans la mesure du possible une réponse appropriée au délit et à l'historique de son casier judiciaire.

A la permanence, les greffiers vérifient la conformité des dossiers, préviennent les avocats et organisent le déferrement. Tout cela en un laps de temps très court.

Le ressort de Montpellier, c'est 14 magistrats dont 2 spécialisés dans les affaires financières et une trentaine de fonctionnaires. Un fonctionnement quotidien 7 jours 7, 24 heures sur 24. Seulement 10% des dossiers ne font l'objet d'aucune poursuite.

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