Un Sétois emprisonné au Maroc dénonce une escroquerie dont il a été victime

L'affaire est complexe. Un jeune Sétois en prison au Maroc pour trafic de fausse monnaie lance un appel à l'aide. Il s'est retrouvé impliqué dans une escroquerie au sein même du centre pénitentiaire, escroquerie qu'il a dénoncé aux autorités. Depuis ses conditions de détention sont très dures.

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Yoni est un Sétois de 38 ans condamné en France pour utilisation de fausse monnaie.
Il s'installe quelques temps plus tard, au Maroc, où il reprend le même trafic. Un jour, son jeune frère Sony, vient lui rendre visite à Marrakech. Ils utilisent des faux billets pour faire des achats et là problème.

Les deux hommes sont arrêtés et condamnés à 10 ans de prison par la justice marocaine, en première instance, une peine confirmée en 2e instance.
Le jeune frère est finalement transféré en France, où sa peine est ramenée à 7.650 euros d'amende. Mais Yoni lui reste incarcéré au Maroc car il se retrouve impliqué dans une autre affaire. Il s'agit d'un faux trafic d'influence au sein de la prison, visant à acheter une grâce royale. C'est en fait une vraie escroquerie lancée par un autre détenu.

Selon son avocat en France, "C'est lui qui révèle les faits, aux autorités marocaines, en disant qu'il a été victime d'une escroquerie. Le Maroc a ouvert une enquête. Mais aujourd'hui, il fait partie des gens poursuivis. Il est dans une situation catastrophique" précise Luc Abratkiewicz.


Le directeur de la prison et deux gardiens sont également impliqués dans ce business de grâces royales. Le directeur a été muté, les deux gardiens démis de leurs fonctions. Mais cette situation laisse l'avocat français de la famille sans arme. L'avocat marocain ne répond plus, pas plus que les autorités françaises.

La mère de Yoni et sa famille espèrent que la médiatisation de l'affaire va débloquer la situation. En attendant, Yoni le Sètois, reste incarcéré dans des conditions inhumaines nous a-t-il indiqué, par téléphone.

Yoni, un Sétois incarcéré au Maroc pour 10 ans pour trafic de fausse monnaie a été victime d'une escroquerie au sein de la prison. L'ayant dénoncé, les autorités ne lui facilitent pas sa détention. ©F3 LR