Des tests ADN réalisés au CHU de Montpellier prouvent que des sportives ont des chromosomes masculins

Caster Semenya - archives 2012.
Caster Semenya - archives 2012.

L'information va secouer le monde olympique. 4 sportives finalistes d'épreuves lors des derniers Jeux Olympiques de Londres, seraient en fait des "hommes". C'est ce qui ressort des tests cliniques et de tests ADN réalisés par des experts des CHU de Nice et de Montpellier. Reportage dans le 19/20.

Par Fabrice Dubault


Août 2012. Aux Jeux Olympiques de Londres, quatre sportives présentent des taux de testostérone largement au-dessus des normes féminines, puisqu'ils sont au niveau même des taux masculins.
Les instances internationales demandent alors des examens cliniques. Le service endocrinologie du CHU de Nice découvre chez chacune d'elle des organes génitaux masculins intra-utérins. Et au département d'hormonologie du CHU de Montpellier, leur ADN révèle leur masculinité.
Au CHU de Montpellier, c'est le professeur Charles Sultan qui a conduit les recherches.

Des femmes qui ont des chromosomes masculins

Une anomalie génétique les a fait naître avec des organes génitaux féminins. Puis à l'adolescence, la "virilisation naturelle" reprend le dessus avec une sécrétion d'androgènes, hormones typiquement masculines, qui augmentent la force musculaire de 20 à 30 %.

A l'origine de ces expertises, la polémique sur l'athlète sud-africaine Caster Semenya : championne du monde 2009 sur 800 mètres avec près de 3 secondes d'avance sur ses concurrentes. Aucune poitrine. Des muscles équivalents à ceux d'un garçon. Devant les nombreuses interrogations, un test de féminité est réclamé par la Fédération internationale. Mais les résultats n'ont jamais été publiés.

Dans le passé déjà, les morphologies masculines de certaines championnes ont laissé perplexes.
Mais pour ces quatre athlètes d'aujourd'hui, que vont décider les instances internationales ?
Vont-elles devoir concourir chez les hommes ? Ou se retirer purement et simplement de la compétition ?
Semenya, elle, continue à courir chez les femmes.


Montpellier : la recherche sur les anomalies génétiques
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