Après les intempéries, on renforce les opérations de démoustications dans l’Hérault

Avec le réchauffement climatique la période de démoustications risque de s'allonger de quelques mois - 6 novembre 2019 / © FTV - Franck Detranchant
Avec le réchauffement climatique la période de démoustications risque de s'allonger de quelques mois - 6 novembre 2019 / © FTV - Franck Detranchant

Après les intempéries qui ont touché le sud de l’Hérault les 22 et 23 octobre dernier, l’EID Méditerranée a décidé de renforcer ses opérations de démoustications sur le littoral méditerranéen.
 

Par JM avec Thierry Will

3500 hectares traités à cause des intempéries


Le département de l’Hérault a été touché par de violents intempéries à la fin du mois d’octobre. Conséquences, les larves de moustiques se prolifèrent plus rapidement. Il faut donc agir vite pour empêcher le développement de ces larves. C’est pourquoi l’EID Méditerranée a renforcé ses opérations de démoustications après ces pluies intenses :

Notre fenêtre de tir est assez restreinte, nous devons agir dans les deux à trois jours après l’éclosion de la larve, c’est à ce moment-là que les larves sont les plus sensibles au produit qui doit leur être ingéré.
Didier Moulis, le directeur technique de l’EID 


Au total, les agents de l’EID Méditerranée ont traité près de 3500 hectares sur une semaine à cause de cette période de pluies intenses.
 

100 agents répartis sur le littoral méditerranéen


Chaque année, l’EID traite entre 20 000 et 40 000 hectares en moyenne. Après chaque pluie, ce sont des agents qui s’occupent de la démoustication sur le littoral méditerranéen, ils sont une centaine à peu près sur le territoire pour agir au plus vite et éviter toute prolifération de larves :

Nous avons une centaine d’agents répartis sur tout le littoral méditerranéen de la frontière espagnole à l’étang de Berre et dont le métier est de mesurer en permanence la mise en eau des zones humides.

 

Vers un allongement de la période de démoustication


Avec le réchauffement climatique, on peut imaginer que les périodes de prolifération des moustiques vont s’étaler un peu plus. Effectivement, on en aura plus tôt et plus tard dans l’année. Et aujourd’hui on doit traiter à partir du mois de janvier et février jusqu’à début décembre, conclut Didier Moulis, le directeur technique de l’EID.   

Le reportage de Thierry Will et Franck Detranchant 
 

 

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