Covid : contre un nouveau confinement, plusieurs gilets jaunes de Montpellier lancent une pétition

Ils sont contre un nouveau confinement et comptent le faire savoir : à Montpellier, dans l’Hérault, les gilets jaunes du rond-point des Près d'Arènes ont lancé une pétition contre cette mesure, qui, selon eux, "n’est pas la solution" et dénoncent l’"absurdité" de la situation.

Le rond-point des Près d'Arènes, la "place des gilets jaunes" à Montpellier et lieu de nombreux rassemblements ces deux dernières années
Le rond-point des Près d'Arènes, la "place des gilets jaunes" à Montpellier et lieu de nombreux rassemblements ces deux dernières années © Guillaume Bonnefont / MAXPPP.
La pétition est en ligne depuis ce jeudi 29 octobre 2020. Intitulée "Re-confinement : cette fois-ci, c’est non", elle est signée par des "citoyens, travailleurs, retraités, étudiants, jeunes, syndicalistes, entrepreneurs et gilets jaunes."

Les gilets jaunes du Rond-Point Près d’Arènes relaient cet appel sur leurs réseaux sociaux, après une Assemblée Générale organisée le mercredi 28 octobre 2020 suite à l’allocution d’Emmanuel Macron.

Stéphanie a participé à cette réunion. "Nous étions 20, et nous nous attendions tous à ce qu’il annonce un nouveau confinement" confie-t-elle.
 

Nous avons discuté longuement et nous refusons cette mesure sur son aspect sanitaire. Nous avons conscience qu’il ne s’agit pas d’un vrai confinement car des milliers de personnes vont aller travailler, prendre les transports en commun et les écoles resteront ouvertes.
 

"Nous sommes abasourdis"

"Nous, citoyens (…) sommes abasourdis par les dernières annonces du gouvernement" peut-on lire dans la pétition.

Nous lançons un appel à lever toutes ces mesures ! Non, le confinement n’est pas la solution !

Parmi les points évoqués par les signataires, la situation critique que rencontrent les personnels hospitaliers. Dans la pétition, le constat des gilets jaunes est sans appel :

Depuis des mois, alors que les personnels hospitaliers demandaient des moyens humains et matériels pour pouvoir faire face, le gouvernement a continué la casse de notre service public comme si de rien n’était.

Stéphanie ajoute : "on confine les gens car les hôpitaux n’ont plus les moyens de prendre en charge les malades. Si le gouvernement voulait vraiment protéger la population, il aurait aidé les soignants et répondu à leurs demandes."

"Effondrement économique et social"

Les signataires évoquent également "un effondrement économique et social."

Des milliers de restaurateurs et de petits entrepreneurs menacés de mettre la clé sous la porte, rejoindront tous les secteurs déjà au bord de la faillite.

Pour Stéphanie, le but de ce confinement est clair : "ce confinement a un seul but et il n’est pas sanitaire : le gouvernement souhaite empêcher toute manifestation, chose que nous pouvions recommencer à faire !"

Tous les secteurs sont en colère ! Les restaurateurs, les chercheurs, le monde de l’art, de la culture, ainsi que les employés des entreprises qui prévoient des licenciements massifs. Maintenant, impossible d’exprimer sa colère.

"On sait que le COVID existe"

Stéphanie souhaite éclaircir un point : "nous savons que le Covid existe et nous ne nions en aucun cas son existence ! Nous nous protégeons, pratiquons les gestes barrières.

En septembre, nous avions organisé une Assemblée Générale avec près de 150 personnes, dans le strict respect des règles sanitaires. 

En quelques heures, la pétition a recueilli plus de 100 signatures.


 
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