Le diocèse de Montpellier mise sur le numérique pour attirer de nouveaux donateurs

Le diocèse de Montpellier s'est fixé un objectif : attirer les jeunes et les familles moins pratiquantes. Pour cela, elle a décidé de se mettre au goût du jour avec une quête dématérialisée et en misant sur les réseaux sociaux.

Nous sommes habitués à l'image : à la fin de chaque messe ou cérémonie religieuse catholique, les paniers de la quête sillonnent l'église. Chacun y déposé une pièce de monnaie ou quelques billets qui permettent au diocèse d'entretenir ses bâtiments, de payer ses factures et ses taxes.

Seul hic, dans l'Hérault, ces dons baissent de façon significative ces dernières années. En quatre ans, ils ont baissé de 10% notamment à cause de l'âge moyen des donateurs : 72 ans. Etienne de Joigny s'occupe des finances du diocèse de Montpellier. Pour lui, la seule solution, c'est de se moderniser.

"Les espèces vont disparaître. Il faudra donc trouver un autre moyen pour faire un don avec une carte bancaire ou un téléphone. Au lieu de présenter une pièce, on présentera sa carte !", explique t-il.

Pour cela, il faut se mettre au goût du jour et suivre l'exemple de la basilique de Lisieux en Normandie et proposer une quête dématérialisée. En d'autres termes, il faudrait pouvoir participer au financement de l'église avec sa carte bleue. 

Mais du côté des fidèles, rencontrés à la sortie de la messe, les avis sont partagés. "Je ne suis pas trop pour... c'est pas le même geste" dit l'un, "c'est judicieux !", rétorque l'autre. 

Les paroissiens de l'Hérault ont néanmoins le temps de s'adapter aux nouveaux modes de collectes. Aucun changement n'est prévu avant 2019.

Le diocèse de Montpellier s'est fixé un objectif : attirer les jeunes et les familles moins pratiquantes. Pour cela, elle a décidé de se mettre au goût du jour avec une quête dématérialisée et en misant sur les réseaux sociaux.


L'Eglise se met aux réseaux sociaux


Ce n'est pas tout, l'Eglise est en pleine campagne annuelle du "Denier de l'Eglise" dimanche 28 janvier 2018. Cet appel aux dons, qui représente l'une des sources principales de financement de l'Eglise, permet de rémunérer les 12 000 prêtres diocésains en activité et d'entretenir les lieux de culte. Cette fois, le diocèse a misé sur les réseaux sociaux pour tenter de reconquérir les jeunes. 

Il ne faut donc pas s'étonner de voir des affiches montrant un prêtre entouré de jeunes se prenant en selfie avec leur téléphone portable. Le diocèse et l'archevêque ont même crée leur compte Twitter !