Grève contre la réforme des retraites : "jamais vu autant de monde", revivez les manifestations à Toulouse, Montpellier, Perpignan, Rodez et Nîmes

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Écrit par Yann Gonon .

Les syndicats qui appelaient à une forte mobilisation contre le projet de réforme des retraites, ce jeudi 19 janvier, ont été entendus. Les manifestations ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes en Occitanie. Mobilisation très forte à Toulouse, Montpellier, Perpignan, Tarbes, Alès, Rodez, Nîmes ou encore Béziers.

C'est le premier mouvement social d'ampleur depuis la crise des gilets jaunes. L'ensemble des syndicats avaient appelé à la grève, ce jeudi 19 janvier, contre la réforme des retraites. Plus de 200 manifestations étaient prévues dans tout le pays. 10 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés.

A Toulouse, Montpellier, Perpignan et dans plusieurs autres villes d'Occitanie, les manifestations ont rassemblé ce matin et cet après-midi des dizaines de milliers de personnes. On fait le point sur cette "très forte" mobilisation.

16h40 : l'académie de Montpellier a annoncé le taux de grévistes chez les enseignants ce jeudi. La moyenne des grévistes du premier degré s'établit à 58,7 %. Côté second degré, 43,4 % des enseignants étaient en grève.

16h20 : selon une première estimation de la police, les manifestants seraient environ 8000 dans les rues de Nîmes.

16h12 : une manifestation était en cours cet après-midi également à Carcassonne. Selon les correspondants de France 3 dans le département de l'Aude, entre 7500 et 8000 personnes ont défilé dans les rues de la ville.

16h10 : dans la manifestation à Nîmes, un couple de retraités, rencontré par les journalistes de France 3 Occitanie, veut se battre. "Tous les acquis, on est en train de les brader. Continuer aussi tard au travail, ce sera de moins en moins possible. Il n'y a pas seulement nous, il y a aussi les futures générations, ça concerne tous les âges."

Dans la manifestation à Nîmes, un couple de retraités. ©Frédéric Dotte - FTV.

16h00 : en 25 ans de présence en Aveyron, notre journaliste Rouzane Avanissian n'a jamais vu une telle mobilisation. À Rodez, 11 000 personnes ont manifesté selon la police, et 12.500 selon l’intersyndicale. Des chiffres qui battent ceux de la manifestation de soutien à Charlie Hebdo  qui étaient de 9 000 personnes.

15h55 : dans la manifestation de Nîmes, un hospitalier de la CGT se félicite de la forte mobilisation de l'après-midi mais aussi de celle du matin à Alès.

Un manifestant dans les rues de Nîmes. ©Frédéric Dotte - FTV.

15h45 : en Ariège la mobilisation est qualifiée d'historique à l'échelle du département : 5 000 personnes selon les premières estimations de la préfecture et 10 000 selon les syndicats.

15h40 : Le rectorat a publié ses chiffres des personnels grévistes de l'académie de Toulouse.

Moyenne générale 42,32 %

Moyenne enseignants 43,85 %

Moyenne pondérée enseignants 1er degré 47,75 %

Moyenne pondérée enseignants 2nd degré 40,87 %

15h31 : comme partout en Occitanie, la mobilisation est forte ce jeudi après-midi dans le Tarn, à Albi. Les manifestants se sont donnés rendez-vous place du Vigan avant de partir faire le tour du centre-ville. 

En tête de cortège, le SNES FSU entonne la chanson "On est là" des Gilets jaunes. ©David Bobin - FTV

15h25 : dans le cortège qui a envahi les rues de Nîmes cet après-midi, une forêt de drapeaux des différents syndicats qui ont appelé à la grève.

15h15 : la journée de grève est bien suivie dans les transports. 2 TER sur 5 seulement circulent en Occitanie. Dans la gare de Montpellier, peu de monde cet après-midi. Les retards et les trains annulés sont signalés sur les téléviseurs dédiés à cet effet sur le quai.

La gare de Montpellier très feu fréquentée ce jeudi. ©Dorothée Berhault.

15h00 : à Nîmes, la manifestation s'est élancé avec un peu de retard. Les organisateurs ont dû revoir le parcours en raison du grand nombre de manifestants au départ.

La mobilisation est forte également ce jeudi après-midi dans les rues de Nîmes ©Frédéric Dotte

14h15 : fin de la manifestation à Montpellier. Selon l'AFP, environ 15 000 manifestants ont été recensés dans la capitale de l'Hérault. Pour le maire socialiste de la ville, "le gouvernement doit revoir sa réforme en renonçant à augmenter l'âge de départ à 64 ans".

13h45 : la manifestation est toujours en cours à Montpellier. Les manifestants se sont arrêtés sur la place de la Comédie. Selon les premiers estimations de la police, ils seraient entre 6000 et 7000 dans le cortège. La CGT revendique quant à elle entre 17 000 et 19 000 manifestants.

Les manifestants sur la place de la Comédie à Montpellier. ©Marion Chevalet.

13H18 : 50 000 personnes c'est la nouvelle évaluation du nombre de manifestants à Toulouse et qui émane de l'intersyndicale. Dans le même temps à Tarbes (Hautes-Pyrénées) 10 000 ont défilé dans les rues de la préfecture des Hautes-Pyrénées.

12h55 : dans les rues de Montpellier, plusieurs milliers de manifestants également.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté également à Montpellier. ©Marion Chevalet.

12h50 : à Perpignan, les syndicats revendiquent 15 000 à 20 000 manifestants. Parmi eux, des retraités, comme Bernard, interrogé par une journaliste de France 3 Occitanie, qui souhaite que les actifs d'aujourd'hui puissent bénéficier des mêmes conditions de départ que lui, pour "profiter de la vie". 

Un retraité, interrogé dans le cortège de Perpignan, souhaite que chacun puisse bénéficier des même conditions de départ en retraite que lui. ©Marine Lesprit - FTV.

12h15 : les premières estimations sont connues également pour Perpignan. Selon la police, 12 000 personnes sont présentes dans le cortège. Inès, une étudiante en psychologie présente dans le cortège s’inquiète pour sa retraite : « J’ai fait cinq ans d’études, ça me fera partir cinq ans plus tard, en fait ne n’aurai jamais de retraite ».

12h10 : l'estimation est enfin tombée. Entre 20 000 et 30 000 personnes marchent à Toulouse contre la réforme de la retraite selon la police nationale. Le député LFI voit lui le triple et parle de plus de 100 000 manifestants. 

12h03 : le nombre officiel de manifestants à Toulouse n'est toujours pas connu mais la manifestation permet de constater la présence, rare ces dernières années, de la CFDT aux côtés de la CGT mais aussi une mobilisation importante des salariés Airbus.

11h52 : à Béziers dans l'Hérault, la tête de cortège est déjà sur les allées Paul Riquet et la queue de cortège n’a pas encore quitté la place de la bourse. 5000 manifestants sont mobilisés selon la police alors que 2000 personnes étaient attendues dans le cortège. "Je n'ai jamais vu autant de monde à Béziers", conclut le fonctionnaire.

11h45 : "Je suis dans le camion de tête, je ne vois pas la queue de manif, c'est une mobilisation exceptionnelle". A Alès dans le Gard, la CGT se félicite de la très forte mobilisation constatée ce matin. 7000 manifestants ont été décomptés pour l'instant par la police municipale grâce aux caméras de vidéo-surveillance. Un record à leur connaissance.

11h42 : les grèves et manifestations sont toujours l'occasion d'un concours de slogans. En voici un petit florilège dans le cortège de Toulouse : 

11h35 : à Perpignan, une manifestante brandit un panneau sur lequel on peut lire :"J'ai 49.3 raisons d'être en colère". Elle fait référence à l'article 49.3 utilisé à de nombreuses reprises ces derniers mois par le gouvernement d'Elisabeth Borne.

11h25 : comme dans les autres grandes villes de la région Occitanie, les manifestants sont nombreux dans le cortège qui s'est élancé dans les rues de Perpignan.

11h20 : les manifestants sont nombreux ce jeudi matin à Montpellier, ont constaté les journalistes de France 3 Occitanie.

La manifestation s'est élancée dans les rues de Montpellier. ©Marion Chevalet

11h09 : la mobilisation de la manifestation toulousaine semble particulièrement massive. La participation n'est sûrement pas de 100 000 personnes comme l'affirme cet élu de Blagnac (un zéro de trop) sur Twitter mais à 11 heures, le cortège s'étirait de François Verdier à place Jeanne d'Arc.

11h00 : les manifestants sont déjà nombreux devant le siège de la métropole à Montpellier comme le constatent les journalistes de France 3 Occitanie présents sur place.

A quelques minutes du début de la manifestation à Montpellier. ©Marion Chevalet

10h48 : très présent durant les manifestations des Gilets jaunes dans la Ville rose, notamment pour documenter les violences policières, l'Observatoire des pratiques policières de Toulouse est présent ce jeudi 19 janvier dans le cortège.

10h45 : à Perpignan, la manifestation débute également. 

10h38 : à Tarbes, la mobilisation dans la rue a lieu elle aussi dans la mâtinée du 19 janvier. 

 

10h30 : la manifestation à Toulouse s'élance avec une demie-heure de retard sur les boulevards. En tête, les syndicats.

Jeudi 19 janvier, les opposants à la réforme des retraites s'élancent sur les boulevards de Toulouse. ©Isabelle Petit Félix

10h05 : Plusieurs cortèges doivent s'élancer tout au long de la journée dans l'ancienne région Midi-Pyrénées. Voici la liste : Tarbes : 10h Bourse du travail, Montauban : 10h Esplanade des Fontaines, Auch : 10h30 au Carrefour d'Auch, Castres : 11h manifestation au départ de la place Soult, Foix : 14h Haut de Villote, Rodez : 14h Esplanade des Rutènes, Cahors : 14h place François Mitterrand, Figeac : 14h30 parking du lycée Champollion, Albi : 14h 30 manifestation au départ de la place du Vigan, Saint Gaudens : 15h place Jean Jaurès.

10h00 : à Toulouse (Haute-Garonne), le cortège est sur le point de s'élancer. Selon nos journalistes sur place, les personnes présentent, prêtes à fouler le pavé, sont nombreuses. 

8h45 : d'importantes perturbations sont annoncées dans les écoles ce jeudi. Une "journée noire" est prévue dans l'Education nationale. A Montpellier, 54 cantines sur 116 seront fermées. La ville a publié la liste des crèches, des garderies et des cantines fermées toute la journée. La liste est à retrouver dans CET ARTICLE.

8h10 : plus de 200 manifestations sont annoncées dans toute la France. Dans l'Hérault, le principal rendez-vous est fixé par les syndicats à Montpellier à 11 heures devant l'hôtel de la métropole.

7h30 : à Perpignan, le quai de la gare est désert également, a constaté un journaliste de France 3 Occitanie. Aucun train "grandes lignes". Pas de liaison TER sur les panneaux d'affichage. Seules certaines ont été remplacées par des bus que les usagers de la SNCF doivent prendre devant la gare.

7h15 : la galère des transports a commencé tôt ce matin pour Hannah et Chloe, deux sœurs jumelles de 20 ans, étudiantes en langues, rencontrées au centre-ville de Montpellier. Elle attendent un Uber : "On a des examens et il n’y a pas de tram. Ce qui est révoltant, c’est que la fac a maintenu les partiels aujourd’hui. Ils nous ont dit 'vous vous débrouillez'. Même si on a du retard ou une absence ils vont le comptabiliser quand même."

"En plus, on travaille toutes les deux à Odysseum dans un fast food. Moi je fais la fermeture ce soir à minuit et donc je ne sais pas comment je vais rentrer. Ma sœur va m’attendre pour ne pas payer deux Uber".

6h55 : professeure de mathématiques au Lycée Louise Michel de Narbonne Mahealani Begat attend le train annoncé voie F. Tahitienne, une fleur de Tiare en papier sur l’oreille, elle témoigne : "j’espère qu’il sera bien là parce que c’est le seul de la journée". Le train finit par arriver.

6h45 : la gare de Montpellier est déserte. La SNCF a annoncé un trafic très perturbé ce jeudi, jour de grève. Seuls 2 TER sur 5 devraient circuler en Occitanie annonçait la SNCF.

La SNCF a prévenu ses usagers : "un mouvement social national interprofessionnel perturbe aujourd'hui fortement le trafic".

6h30 : ce jeudi matin à Montpellier, les arrêts de tramway sont déserts. Sur la ligne 3 du tram, arrêt Voltaire,  personne sur le quai. Dès mardi, la TAM, la société de transports a annoncé un trafic nul pour toute la journée. Aucun bus ni aucun tram ne circuleront.

Toutes les manifestations près de chez vous

Des manifestations sont prévues dans les principales grandes villes. Dans l'Hérault, trois cortèges sont annoncés contre cette "réforme injuste et brutale", selon les syndicats :

  • Béziers : départ à 10h30 devant  la bourse du travail,
  • Sète : départ à 10h30 devant la place de la mairie,
  • Montpellier : départ à 11h devant l'hôtel de la métropole, place Zeus.

 Des manifestations sont prévues également à Perpignan, Mende, Alès, Le Vigan, Bagnols-sur-Cèze, Nîmes, Narbonne ou encore Carcassonne. Tous les détails sur les lieux et les horaires dans CET ARTICLE.

Les transports perturbés

Bus et tramways

Une très forte mobilisation est attendue dans les transports. A Montpellier, aucun tramway ni aucun bus ne devraient circuler ce 19 janvier, a prévenu dès mardi le réseau Tam. D'importantes perturbations sont également prévues sur l'ensemble des lignes de bus de la Métropole. 

A Nîmes, de "fortes perturbations" sont également à prévoir, indique le réseau Tango qui publie la liste des seules lignes qui fonctionneront ce jeudi. La liste est à retrouver dans ce LIEN.

Trains

La SNCF prévoit également un trafic TER très perturbé ce jeudi avec seulement 2 trains sur 5 en circulation.

Pour les TGV, 1 train sur 5 devrait circuler sur l'axe Atlantique TGV Inoui, 1 sur 3 sur l'axe Sud Est TGV Inoui et 1 sur 3 pour les OUIGO, précise la SNCF.

Face à ces importantes perturbations annoncées dans les transports, Clément Beaune, le ministre délégué chargé des Transports, invité des "4 Vérités" de France 2 mardi 17 janvier, a invité les Français "qui le peuvent" à "avancer ou retarder un déplacement" ou encore à faire "du télétravail".

La mobilisation ne doit pas "bloquer" le pays

Le gouvernement espère que la mobilisation syndicale et politique, prévue ce jeudi contre la réforme des retraites, ne se transformera pas "en blocage" du pays ou qu'il n'y aura pas de "casse".   

"C'est un mouvement qui correspond à une expression démocratique, que nous respectons bien entendu (...) Nous espérons que cette expression populaire ne se transformera pas en blocage", a déclaré mercredi Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, au compte-rendu du Conseil des ministres. "Bloquer le pays et bloquer le quotidien des Français, non".

Le représentant du gouvernement a jugé "inacceptables" les menaces de la CGT de couper l'électricité d'élus soutenant la réforme: "Tout ce qui va relever des pressions, des menaces, des injures (...) voire des actions ciblées visant à l'intégrité du fonctionnement d'un mandat parlementaire sont inacceptables en démocratie".

Mais "on ne confond pas manifestation et droit de grève avec blocage. Ce qu'on ne veut pas, c'est que des Français qui n'ont rien demandé à personne se retrouvent dans l'incapacité d'aller travailler, d'amener leurs enfants à l'école, (...) de se déplacer".

"On ne veut pas qu'il y ait des mouvements (...) avec de la casse", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a évoqué, sur RTL, la venue à Paris jeudi d'un "petit millier de personnes qui pourrait être violent", citant des "ultragauche" ou des "ultrajaunes" (des "gilets jaunes" radicalisés, NDLR).

Ecrit avec Sylvain Duchamp.

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