"L'impression d'avoir été une caution pour Michaël Delafosse" : démissions et désaccords, rien ne va plus entre le maire de Montpellier et certains écologistes

À Montpellier, il n'y a plus d'entente cordiale entre la majorité municipale et ses alliés verts. Une conseillère municipale écologiste a démissionné de ses délégations et le vice-président en charge des déchets a été démis de ses fonctions. Les Verts disent avoir été instrumentalisés pour permettre l'arrivée aux manettes de Michaël Delafosse.

Derrière les vitres de l’hôtel de ville, le torchon brûle entre la majorité et ses alliés verts. Catherine Ribot, conseillère municipale écologiste, a démissionné de toutes ses délégations. Impossible pour elle d’assumer la politique de la ville. "Il arrive un moment où il n'est plus possible de gérer de telles divergences. J'ai choisi", explique-t-elle à France 3 Occitanie.

Projet de transformation d'une usine de méthanisation

C’est le projet de transformation d'une usine de méthanisation en incinérateur qui a mis le feu aux poudres. Une trahison pour certains écologistes, farouchement opposés à cette idée.

Ils rappellent aujourd’hui que la majorité actuelle a accédé à la mairie avec l’aide de leur parti.

Michaël Delafosse élu grâce aux Verts

C’était en 2020, alors qu’ils étaient en tête dans les sondages avec Clothilde Ollier, un accord est signé entre les deux formations. Le parti socialiste de Michaël Delafosse accède au pouvoir et certaines figures du parti comme François Vasquez sont nommés à de hautes responsabilités.

Mais selon l’écologiste, jamais leur programme n’a pu être appliqué.

On a l'impression d'avoir été une utilité, une caution pour Michaël Delafosse. Une fois l'élection passée c'est le mépris pour les écologistes et le programme que je portais c'est-à-dire la stratégie zéro déchet.

François Vasquez, ex-vice président EELV en charge des déchets

Son désaccord, il l’a vertement exprimé dans les médias. "Je n'ai pas la main. C'est visiblement la direction générale des services qui prévoit un plan B à la stratégie", avait-il déclaré sur les ondes de France Bleu Hérault. Des propos qui lui ont valu ce lundi d’être démis de ses fonctions de vice-président en charge des déchets.

Schisme chez les Verts

Mais tous les élus verts ne partagent pas ces positions. Manu Reynaud est convaincu par la politique environnementale de Montpellier. "Les pistes cyclables, on les voit. Le tramway et la gratuité des transports publics aussi. Aujourd'hui, la ville est en train de changer. Les mobilités changent également. C'est la preuve d'une grande fierté pour la ville", rétorque l'adjoint au numérique à la ville de Montpellier.

Le maire de Montpellier n’a pas souhaité s’exprimer. Il a seulement fait savoir qu’il regrettait la situation.