Long week-end en Méditerranée : prudence en mer

A l’approche du long week-end de Pâques, une météo favorable et des journées qui s’allongent, la tentation est grande de pratiquer des activités nautiques en tous genre.  Le Cross Med appelle à la prudence.

Plage de l'Espiguette dans le Gard
Plage de l'Espiguette dans le Gard © Cybèle Plichart

Le sable, le soleil, la mer … tous les ingrédients sont là pour s’adonner au stand up paddle, à la planche à voile, au kite surf, à la voile, à la plongée, ou encore de sortir avec son bateau à moteur …

Mais après une longue période d’inactivité et au moment où la température de l’eau reste relativement froide, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage de Méditerranée rappelle les consignes de prudence avant de se mettre à l’eau.

Le 196 numéro d'urgence en mer
Le 196 numéro d'urgence en mer © Ministère de la Mer

L’avarie moteur, la situation la plus courante

L’Occitanie représente un tiers des 3500 opérations annuelles du Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage de Méditerranée.

Les situations de détresse sont variées : des bouées gonflables ou des planches à voile qui dérivent vers le large, des voies d’eau, des incendies, des accidents de plongée en apnée ou en bouteille … mais la situation la plus courante reste la panne moteur explique Philippe Michaud, le directeur du CROSS Med :

En mer, une panne moteur peut très vite dégénérer.

Philippe Michaud, directeur du CROSS Med

« L’avarie la plus courante en Méditerranée, c’est la panne moteur.  Sur la route, on s’arrête sur le côté, on met ses feux de détresse.  En mer, une panne moteur peut très vite dégénérer.  C’est-à-dire que le navire tombe en panne et sous l’effet du vent, sous l’effet du courant, il peut très vite se retrouver sur les rochers, en tous les cas on peut avoir des personnes qui très vite vont avoir froid, vont avoir faim, vont avoir besoin d’être prises en charge. 

Notre rôle ici est d’assurer la veille des fréquences sécurité,  de recevoir les appels de ces navires, qui vont nous signaler ou ils sont, ce qu’il leur est arrivé, on va essayer de les aider à trouver une solution pour se mettre en sécurité et pour éviter que la situation ne dégénère. »

Par exemple, la station SNSM d’Agde a porté secours en début de semaine à des plaisanciers dont la vedette à moteur (41 pieds) présentait une voie d’eau conséquente après un choc sur les rochers.

Les conséquences des restrictions sanitaires

Après le confinement de mars 2020, l’été a été particulièrement animé pour le CROSS MED.  Les personnes qui avaient prévu de partir à l’étranger en vacances s’étaient reportées sur nos côtes.  Les nombreux néophytes avaient rarement les bons réflexes. 

S’il avait un seul conseil à donner aux néophytes, Philippe Michaud insiste, il faut préparer sa navigation, préparer ses équipement et se donner la capacité de donner l’alerte.  Pour déclencher les secours en mer, le numéro d’urgence est le 196, le canal 16 par VHF.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
mer nature méditerranée accident faits divers nautisme tourisme économie littoral aménagement du territoire environnement