Montpellier : 7 équipes de recherche sur la COVID-19 lauréates d'un appel à projets de l'ANRS

Sur 32 projets sur la COVID-19 retenus par l'Agence Nationale pour la Recherche Scientifique, 7 sont portés par des équipes de Montpellier Université d'Excellence (MUSE). Elles vont travailler main dans la main avec celles de pays du Sud pour faire avancer les connaissances sur le coronavirus.

la modélisation du COVID-19
la modélisation du COVID-19 © HANDOUT / CENTERS FOR DISEASE CONTROL AND PREVENTION / AFP
Pour le site MUSE (Montpellier Université d'Excellence), qui regroupe 19 institutions de recherche réputées pour leurs travaux, c'est une nouvelle reconnaissance : dans les 32 projets sur la COVID-19 que vient de retenir l'Agence Nationale de Recherche sur Sida et les hépatites virales, 7 sont montpelliérains.
   

Collaboration Nord/Sud


Enfin pas tout à fait : l'appel à projet de l'ANRS stipulait l'obligation de proposer une association d’au moins une équipe de recherche basée au Sud à une équipe française.
 
Les chercheurs montpelliérains vont donc travailler main dans la main avec ceux des pays de l'hémisphère Sud. Mais l'Université de Montpellier précise :
 

Il ne s'agit pas de se substituer au Sud, mais d'établir de vraies collaborations. Et pour ça, Montpellier avait une antériorité, car des institutions de recherche comme le CIRAD par exemple en agronomie avaient montré la voie depuis longtemps.


C'est vrai aussi pour la recherche sur les maladies infectieuses. Ainsi, l'un des projets retenus est celui du laboratoire TransVIHMi (qui réunit des personnels de l'Université de Montpellier, de l'Institut pour la Recherche pour le Développement et de l'INSERM).

Il porte sur "la prévalence, la diversité génétique et la distribution géographique des coronavirus chez les chauves-souris sauvages, dans le but d’évaluer le risque pour de futures transmissions zoonotiques".

Il se fera en partenariat avec le Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée, inauguré en mars 2018 à Conakry grâce à l'appui de l'Université de Montpellier avec qui il a signé un accord-cadre. Le projet est porté par Martine Peeters et Alpha Keita. Or, Martine Peeters travaille depuis longtemps sur le virus Ebola et son lien avec les chauves-souris.

Ce n'est donc pas un hasard si 3 autres projets sur la COVID-19 portés par TransVIHMi ont aussi été distingués par l'ANRS. Voici leurs intitulés :
   
Certains des laboratoires récompensés, s'ils sont basés à Montpellier, ont des équipes qui travaillent déjà directement sur place dans l'hémisphère Sud, à l'image d'Avelin Fobang Aghokeng, dont la directrice de thèse fut Martine Peeters et qui travaille aujourd'hui pour l'IRD au Cameroun.

Au sein de l'unité MIVEGEC (Maladies Infectieuses et Vecteurs : Ecologie, Génétique, Evolution et Contrôle), Avelin Fobang Aghokeng travaillera sur la "situation épidémiologique, les risques de propagation de la COVID-19 en Afrique Centrale et sur l'apport des tests rapides dits "point-of-care" (issus de l'étude COVIDCent)", en partenariat avec Fabien Roch Niama et le Laboratoire National de Santé Publique de Brazzaville, en République du Congo.
   

Recherche en partenariat avec l'Afrique et l'Asie


Une autre équipe de MIVEGEC va également bénéficier des fonds de l'ANRS. C'est celle d'Eric Leroy, dont les travaux portent sur "l'investigation épidémiologique du SARS-CoV-2 au Laos par une approche One-Health", en partenariat avec le Centre d’Infectiologie Christophe Mérieux du Laos et Phimpha Paboriboune.

Enfin l'Université de Montpellier, l'INSERME et l'Etablissement Français du Sang, réunis dans une unité de recherche sur la "Pathogenèse et contrôle des infections chroniques", vont travailler sur "l'évaluation de l’impact des mesures de lutte contre l’épidémie de COVID-19 sur les comportements à risque pour le VIH et le VHC, ainsi que sur l’accès à la prévention et aux soins pour les usagers de drogues injectables à Hai Phong, Vietnam", en partenariat avec Faculty of Public Health DUONG Thi Huong (Vietnam). Le projet est porté par Delphine Rapoud et Thi Giang Hoang.


6,1 millions d'euros à partager entre 32 projets


Le but de ces coopérations est de "soutenir en urgence la recherche sur le Covid-19 dans les pays à ressources limitées". La dotation globale pour les 32 projets retenus par l'ANRS est de 6,1 millions d'euros. On ignore la part qui reviendra aux 7 projets montpelliérains. 

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
recherche culture sciences coronavirus santé société international
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter