Montpellier : entre un millier et 4000 gilets jaunes dans les rues pour la 15ème semaine de manifestation

L'Acte XV des gilets jaunes a été lancé ce samedi 23 février à 14 heures, place de la Comédie. Selon nos sources, entre 1000 et 4000 manifestants ont marché dans les rues. Le cortège s'est arrêté devant la préfecture, avant d'être dispersé par les forces de l'ordre. 

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Nouveau samedi de mobilisation pour les gilets jaunes à Montpellier. Entre 1500 personnes, selon la préfecture, et 4000 selon les manifestants, ont arpenté les rues de Montpellier, à partir de 14 heures place de la Comédie, puis direction l'Arc de Triomphe et la gare, avant d'aller jusqu'à la préfecture vers 15h30. Là, des premiers heurts ont été constatés.
 


Comme chaque semaine, le mouvement est parti de bonne humeur et en fanfare de la Comédie, puis la pression est montée devant la préfecture, vers 15h45, entre le black bloc et les CRS, qui ont utilisé le canon à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. 
 

Dispersée, la foule à laissé place aux casseurs, qui ont sévit toute la soirée. Le Mc Donald's de la Comédie a été saccagé, tout comme la station de tramway Corum, entre autres. Sept personnes ont été interpellées pour des jets de projectiles sur les forces de l'ordre et pour dégradations de biens publics et privés. Deux policiers ont été blessés.
 


La semaine dernière, 135 vigiles avaient été mobilisés pour protéger les commerces, lassés des dégâts causés par les casseurs. Ce 23 février, le dispositif n'a pas été pas reconduit.

Parmi les revendications ces dernières semaines, la jeunesse mobilisée contre la hausse des frais d'inscription et la sélection. Ou encore le projet de loi anti-casseurs. Une loi qui viserait à créer un délit pour les manifestants qui dissimuleraient leur visage.

Les manifestants éparpillés dans les rues du centre-ville, entre la comédie, le Peyrou et la gare, ont perturbé la circulation. 
 
Dans le cortège, des "street médic", des manifestants munis de trousses de secours et capables de soigner les blessures étaient présents comme chaque semaine. Ils troquent leur gilet jaune contre une blouse blanche. 

► Reportage de Pascaline Arisa, Audrey Guirau et Elisabeth Silveiro