Montpellier : Les membres du Luttopia toujours déterminés malgré la menace d'expulsion

Aucune demande d'expulsion n'a été pour le moment formulée, mais le risque est toujours là que le propriétaire des lieux, la mairie de Montpellier, récupère son bien. En attendant, le collectif avaient organisé une soirée pour montrer sa détermination à ne pas laisser ces personnes sans toit.

Les 170 résidents de la rue Proudhon de Montpellier sont de nouveau expulsables. Le collectif de Luttopia03, créé il y a deux ans pour abriter des personnes sans domiciles et des réfugiés, avait rendez vous avec la préfecture de l'Hérault. Aucune demande d'expulsion n'a été pour le moment formulée, mais le risque est toujours là que le propriétaire des lieux, la mairie récupère son bien. En attendant le collectif avaient organisé une soirée pour montrer sa détermination à ne pas laisser ces personnes sans toit.


Il ne suffit de traverser la rue pour trouver un logement ou un travail

Ils ont organisé une fête ouverte à tous pour dire que l'accueil et la mise à l'abri de personnes est inconditionnel. "Ce n'est pas possible. Quand on est dans la rue, la santé se dégrade, le mental s'en va et il ne suffit de traverser la rue pour trouver un logement ou un travail. Il faudra faire avec parce que nous, de toute façon, on les soutiendra," assène Sophie Mazas, Présidente ligue des droits de l'Homme (34) et membre du collectif  Luttopia03.

Luttopia, ce n'est pas un squatt mais une réquisition citoyenne


"Luttopia, ce n'est pas un squatt mais une réquisition citoyenne et les gens sont vraiment dans la construction. Je suis triste de savoir que l'on veut fermer ce genre d'endroit. Luttopia, pour moi, ça a été un abris, ça m'a évité la drogue, explique Lamine, ancien résident.

Dans le quartier les résidents de Luttopia ont finalement trouvé leur place dans ces anciennes anciennes archives départementales laissées longtemps à l'abandon. Des riverains se sont aussi mêler à la fête..

Avec 1400 personnes à la rue rien qu'à Montpellier, des dispositifs d'urgence saturés, les pouvoirs publics sont pour le moment dans l'incapacité de fournir une réponse.