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A Montpellier, une observatrice de la LDH porte plainte pour injures publiques

© Capture d'écran DR- Camille Halut
© Capture d'écran DR- Camille Halut

En marge de la manifestation des " gilets jaunes"  le samedi 16 février 2019, une observatrice de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) dit avoir été victime de violences.  Une plainte a été déposée auprès du procureur de la République et l'IGPN a été saisie. 

Par Clément Barbet

Il est 17h45 ce samedi 16 février à Montpellier. Comme chaque samedi depuis plusieurs mois, la fin d'après-midi est le théâtre d’échauffourées entre certains manifestants et policiers.

Camille Halut est observatrice pour la ligue des droits de l’Homme, depuis plusieurs semaines elle filme toutes les manifestations afin de documenter les possibles violences policières.  

Avec son casque rouge et son dossard recto-verso de la Ligue des droits de l'Homme, Camille est clairement identifiable comme observatrice.

" Filme les autres, au lieu de filmer connasse" 


Alors qu'elle s'approche de trois policiers pour les filmer, un policier équipé d'un casque et d'une matraque l'interpelle : " Filme les autres au lieu de me filmer connasse! " 

Puis il poursuit : " Espèce d'anarchiste, de gauchiste, tu es contre la démocratie toi". 



 
A Montpellier : une observatrice de la ligue des droits de l'homme porte plainte pour injures
 

Un policier sans brassard orange 


Après plusieurs insultes, l'observatrice demande au policier où est son brassard et lui fait remarquer qu'il ne veut pas donner son numéro RIO ( référent d'identité opérationnelle). 

Etudiante en cinquième année de droit public, Camille Halut a porté plainte pour injures publiques par une personne dépositaire de l'autorité publique. 
 

Pas de brassard pour mieux s'infiltrer 

Du côté de la police, Rémy Alonso, le secrétaire départemental du syndicat Alliance, parle de l'exaspération de ces collègues sur le terrain depuis plusieurs semaines : " Les collègues sont à bout, à l'heure de la vidéo ça fait un moment qu'ils se font caillasser, insulter, on ne sait pas exactement ce qu'il se passe avant".


Sur le fait que le policier mis en cause ne porte pas de brassard, le syndicaliste ajoute : " Les collègues ont tous leur brassard, sauf qu'ils sont parfois trop larges et peuvent tomber. Aussi, on peut choisir de ne pas le porter pour mieux se fondre dans la masse et procéder à des interpellations" 

L'IGPN, (inspection générale de la Police Nationale ) a été saisie. 
 

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