Montpellier: ouverture du procès de l'agresseur du metteur en scène Alain Françon, grièvement blessé à la gorge

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Écrit par Justine Salles

Le 17 mars 2021 à 11h30, un homme avait grièvement blessé au cou Alain Françon en plein centre historique de Montpellier. Deux semaines d'enquête ont permis l'arrestation d'un suspect, qui a avoué être l'agresseur. Ce lundi 5 décembre 2022 s'ouvre le procès à la cour d'assises de l'Hérault (34).

Presque un an et neuf mois après les faits, le procès de l'agresseur d'Alain Françon s'ouvre le lundi 5 décembre 2022 à la cour d'assises de l'Hérault (34), à Montpellier. Le metteur en scène sera présent à l’audience du mardi.

Pour rappel, le 17 mars 2021 en fin de matinée, un homme avait attaqué à la gorge le metteur en scène alors âgé de 76 ans, rue Voltaire, dans le centre historique de Montpellier. Une plaie d'une dizaine de centimètres, des commerçants et une pharmacienne du quartier de l'Ancien Courrier, où il a réussi à se réfugier, lui avaient porté secours, avant qu'il ne soit transporté au CHU de Lapeyronie, où il a été opéré et plongé dans un coma artificiel. Le metteur en scène détenteur de trois Molières a été entendu dès le lendemain des faits.

Enervé, il avait "vu un homme qui", selon lui, l’aurait "mal regardé"

Suite à deux semaines d'enquête et d'exploitation d'images de vidéosurveillance de la ville, un suspect d'une trentaine d'années avait été repéré et interpelé par les enquêteurs, en possession de cutters dans son sac. Au termes de plusieurs auditions dans lesquelles le suspect niait toute implication, l'homme a finalement reconnu être l'auteur du coup porté, ayant "vu un homme qui", selon lui, l’aurait "mal regardé". Toutefois, il nie avoir été muni d’un objet tranchant. Il a été placé en détention provisoire le 2 avril 2021. La piste terroriste avait elle été écartée.

Selon une source proche de l'enquête, l'expertise psychologique du suspect mentionne "l'absence de déficit intellectuel, mais la présence de troubles de la personnalité avec des traits psychopathiques". L'expertise psychiatrique, elle, ne constate "aucun trouble psychiatrique avéré en évolution au moment des faits". L'homme a déjà été condamné à un délit puni de 10 ans d’emprisonnement suite à une infraction à la législation sur les stupéfiants.

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