Montpellier : le président de la fac Paul Valéry demande l’intervention de la force publique

Le blocage à l'université Paul-Valéry se poursuit - 2018. / © SCUM
Le blocage à l'université Paul-Valéry se poursuit - 2018. / © SCUM

Après la manifestation de ce samedi à Montpellier, une centaine d'étudiants a occupé illégalement l'université Paul-Valéry tout le week-end. Excédé par la situation, le président de l'université, Patrick Gilli demande l'intervention de la force publique. 

Par Joane Mériot

"La forme que prend le mouvement à l'université Paul-Valéry nous met dans l'impossibilité d'assumer les mesures de police ordinaire qui incombent à un président d'établissement et rendent extrêmement difficile le fonctionnement de l'administration et des services de l'université."
Patrick Gilli, excédé par la situation, demande au service de l'Etat d'intervenir via un communiqué. La faculté Paul-Valéry est occupée par des étudiants grévistes depuis mars. 

Paul-Valéry occupée tout le week-end illégalement


Après les débordements lors de la manifestation de samedi au centre-ville de Montpellier, une centaine d’étudiants a investi les bâtiments de la fac de lettres, Paul Valéry, alors que celle-ci était fermée jusqu’à ce matin 8h.
Dimanche l’occupation de la faculté a continué et entre 100 et 150 étudiants se sont introduits illégalement dans l’enceinte de l’université.

"Nous avions eu des informations inquiétantes durant la nuit sur les risques de violences dans l'établissement et découvert des armes par destination (pavés, bâtons), c'est la raison pour laquelle j'ai demandé aux personnels, à l'exception de services actuellement prioritaires, de ne pas venir aujourd'hui sur le campus." Précise Patrick Gilli dans son communiqué.

Excédés par la situation 


Face à cette situation qui ne se débloque, pas et aux derniers événements en date, le sabotage des serveurs de l'université Paul-Valéry, le président de l’université Patrick Gilli demande à l’Etat de prendre ses responsabilités en matière d’ordre public.

"Les personnels, administratifs, techniques comme enseignants sont majoritairement excédés par ce blocage qui ne pénalise que l'université. Il faut maintenant que l'Etat prenne les responsabilités qui lui reviennent en matière d'ordre public", rappelle le président de l’université Paul Valéry.


Pour finir, il précise que les examens auront bien lieu : 

"Nous maintenons la nécessité de tenir ces épreuves dans l'intérêt des étudiants et de l'université. Notre objectif fondamental demeure celui que nous avons constamment affiché depuis longtemps : les examens à la fois à distance et en présence pour cette session du second semestre dans le calendrier voté."

Par ailleurs, un recours sur la tenue des examens en ligne, introduit par Solidaires et Sud Education est examiné ce lundi après-midi.

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