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Nouveau vélib' à Paris : les prestataires héraultais doivent accélérer la cadence

Chargé d'équiper la capitale en nouveaux vélib, le consortium Smovengo dont deux prestataires sont basés dans l'Hérault, a pris du retard dans sa commande. Les entreprises s'activent pour que tout soit prêt le 31 mars prochain. 
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illustration © GUILLAUME SOUVANT / AFP
Les vélos devaient être prêts au 1er janvier... Seulement à défaut des 300 stations équipées, seulement une centaine est opérationnelle. Un démarrage en demi-teinte pour le prestataire Smovengo qui a remporté le marché des vélib' parisiens à la place de JCDecaux, le 9 mai dernier. JCDecaux qui a justement contesté sont éviction en justice, ce qui a valu des retards dans les délais d'installation.
 
 "Nous démarrons avec un niveau réduit mais les délais seront tenus" a déclaré à l'AFP, le porte-parole de Smovengo. Le groupe a aussi annoncé « qu'il accélérera le rythme de ses travaux d'aménagement, avec environ 80 stations supplémentaires ouvertes chaque semaine jusqu'au printemps ».
 

Smoove et Optitec à la manœuvre


Résultat, les prestataires doivent mettre les bouchées doubles, à commencer par les deux Héraultais : Smoove basé à Saint-Gély-du-Fesc et Optitec installé à Vendargues. Ce dernier est chargé de la fabrication des bornettes.

"Au total, c'est un marché de près de 4 M€ pour nous, qui a nécessité le recrutement de 50 à 60 équivalents temps plein sur quatre à cinq mois (l'entreprise emploie près de 200 personnes en tout, NDLR). Aujourd'hui, 15 % des pièces environ sont traitées, et nous serons dans les clous pour la fin mars. Nous n'avons pas droit au dérapage ! Il y a des enjeux politiques et de services importants pour la Ville de Paris, d'où une grosse pression de l'exploitant", a précisé le président d'Optitec Luc Martin.
 
Smoove quant a lui s'occupe des vélos dont 30% seront électriques, d'où les difficultés d'aménagement dans la capitale. "Le sous-sol de Paris est chargé en cable de toutes sortes", les installations se sont donc "révélées plus compliquées que prévu", a expliqué le groupe Smovengo. 

Ainsi pour compenser la réduction du nombre de vélib', le syndicat Autolib'Velib'Métropole, la mairie de Paris et la Métropole du Grand Paris ont annoncé des réductions de -50% sur les tarifs mensuels des trois prochains mois. En attendant un retour à la normale... 
 
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