Occitanie : nos piscines sont-elles trop chères ?

Piscine du Pic Saint Loup / illustration / © France 3 LR
Piscine du Pic Saint Loup / illustration / © France 3 LR

Fréquentation en baisse, tarifs en hausse, mauvaise gestion des effectifs, la cour des comptes a épinglé le gaspillage de l’argent public dans les piscines municipales. 8 établissements de la région Occitanie ont été passés au crible. Reportage.

Par Joane Mériot

Les piscines publiques sont-elles trop chères ? Selon le dernier rapport de la chambre régionale des comptes, la réponse est oui.
La cour des comptes pointe une « offre existante qui s’est considérablement dégradée » depuis 2008, l’absence totale de réalisation de nouveaux équipements et le naufrage d’un plan de mise à niveau validé en 2010, pour lequel « moins de 5 % des dépenses prévues » étaient réellement engagées fin 2015.

8 établissements de la région montrés du doigt

8 piscines de la région Occitanie ont été passées au crible dans un rapport de la cour des comptes - février 2018 / © capture d'écran rapport cours des comptes 2018
8 piscines de la région Occitanie ont été passées au crible dans un rapport de la cour des comptes - février 2018 / © capture d'écran rapport cours des comptes 2018


La cour des comptes a passé au crible 10 établissements de la région Occitanie. Ces équipements sont indispensables pour l'apprentissage de la natation, et très appréciés de la population. Aujourd’hui, elles sont soumises à la baisse des ressources des communes. Alors comment concilier intérêt général et équilibre financier. L'équation semble impossible.

Exemple à la piscine du Grand Pic Saint Loup à Montpellier, avec le reportage de Laurent Beaumel et Valérie Banabéra

Occitanie : nos piscines sont-elles trop chères ?
Fréquentation en baisse, tarifs en hausse, mauvaise gestion des effectifs, la cour des comptes a épinglé le gaspillage de l’argent public dans les piscines municipales. 8 établissements de la région Occitanie ont été passés au crible. Reportage. - France 3 LR - Laurent Beaumel et Valérie Banabera

Le bassin, de la piscine de Grand Pic Saint Loup, de 25m² doté de cinq lignes d’eau a été construit il y a cinq ans pour répondre à une réelle demande de la population.
Contrairement à beaucoup de piscine, sa gestion a été confiée à un délégataire de service publique qui emploie une dizaine de personnes. Une entreprise privée qui n'est pas là pour perdre de l'argent. Après des débuts un peu en dessous de ses espérances la piscine du Pic Saint loup connaît un vrai succès.

Plus près de la mer, à Palavas la communauté de commune du pays de l'or gère en direct son bassin également de 25 m.
Le maire de cette commune balnéaire est très fier de cet équipement même s'il avoue que celui-ci accuse un déficit de 550 000 euros par an. Mais pour l'élu le problème ne se pose pas en ces termes...

Le problème ?  Les piscines vieillissent vite et leur entretien est coûteux alors que le coût d'amortissement est très long.
En contrepartie les tarifs ne bougent quasiment pas : seulement quatre centimes de hausse en moyenne en cinq ans. 

Les piscines font le plein loin devant les cinémas et autre salles de spectacle. Alors équipements superflus ou nécessaires ? La question ne se pose bien évidement pas. Sauf qu'en ces temps difficile, l'argent public est surveillé de prés. La métropole de Montpellier ne se pose pas la question. Une quatorzième piscine va sortir de terre sur la commune de Saint-Brès à la fin de l’année 2018.

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