Le photographe héraultais Laurent Ballesta mis à l'honneur dans le 64e album de Reporters sans Frontières

Le photographe naturaliste des profondeurs, originaire de Montpellier, est la star du nouvel album de photographies de RSF qui sort ce jeudi 2 juillet. Des photos de sa dernière expédition en Méditerranée, à 120 mètres de profondeur, y sont dévoilées pour la première fois.

Requins gris de récif, à 30 mètres de profondeur au large de Fakarava, archipel des Tuamotu, Polynésie française, 2017.
Requins gris de récif, à 30 mètres de profondeur au large de Fakarava, archipel des Tuamotu, Polynésie française, 2017. © Laurent Ballesta / Andromède Océanologie
Ses images des créatures en mer profonde ont fait le tour du monde, elles sont célébrées dans le 64ème album de Resporters sans Frontières pour la liberté de la presse.

Des eaux glacées de l'Antarctique, jusqu'aux 700 requins de Fakarava en Polynésie, en passant par le Coelacanthe en Afrique du Sud, et plus récemment par les récifs au plus profond de la Méditerranée, le photographe héraultais Laurent Ballesta est toujours à la recherche de mystères marins à découvrir.

L'album, qui sort en kiosques et librairies ce jeudi 2 juillet, met à l'honneur le travail de ce naturaliste originaire de Montpellier, et notamment des images exclusives de sa dernière expédition en Méditerranée, au large de la Côte d'Azur, en juillet 2019. 
 

28 jours à 120 mètres de profondeur

Lors de cette expédition inédite à bord de la station Bathyale, un module de 5m² maintenu à une pression 13 fois supérieure à la normale, le photographe et son équipe ont relié Marseille à Monaco pendant 28 jours à 120 mètres de profondeur. Un pari fou qui a permis à Laurent Ballesta de faire à chaque plongée une nouvelle découverte dans les abysses de la Méditerranée. Il nous racontait son périple intense dans Bleue Occitanie, 6 mois après son aventure : 
 

Quasiment tous les jours, je suis revenu avec dans mon appareil photo l’image d’une créature qui n'avait jamais été illustrée vivante jusque là. Pour ça, on supporte le froid glacial. On a fait des expéditions polaires dans une eau à -2°C qui étaient moins douloureuses que dans l’eau de la Méditerranée à 14°C. C'est un comble qui s’explique par le fait qu’on respirait 97% d’hélium. À chaque expiration, ça t'arrache toute ta chaleur, toutes tes calories partent dans ton expiration. Tu peux mettre tous les vêtements que tu veux, le froid est dedans.

Laurent Ballesta

Motivé par une démarche scientifique, Laurent Ballesta cherche toujours à observer des phénomènes et espèces méconnues dans des endroits presque inaccessibles. Un triple défi technique, scientifique et artistique qui pousse le photographe plongeur à explorer ces espaces vierges aux quatre coins du monde, où juste à côté de chez nous.
 
Cette dernière expédition baptisée "Planète Méditerranée" sera sous les feux des projecteurs à la rentrée, avec la diffusion d'un documentaire prévue sur Arte et la publication simultanée d'un nouveau livre de photographies.
 
L'album de RSF, en partenariat avec la fondation Nicolas Hulot, dédié à l'oeuvre exceptionnelle du Montpelliérain sera tiré à 120.000 exemplaires. Chaque année, ses recettes représentent 30% du budget de l'ONG.
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