Le port du masque va-t-il être obligatoire à Montpellier ?

Le maire de Montpellier, Philippe Saurel, se dit favorable au port du masque dans les lieux publics. Pour l'instant il est exigé seulement dans les transports en commun.

Un masque textile
Un masque textile © maxppp/Pierre HECKLER
C’est la grande question. Le port du masque va-t-il être obligatoire à Montpellier ?
C’est en tout cas le projet du maire de la ville, Philippe Saurel : prendre un arrêté pour rendre le port du masque obligatoire dans la métropole montpelliéraine.

Pour l’instant, le masque est exigé dans les transports en commun, le tramway, les bus et les cars :

J’attends que les masques soient totalement distribués, que les citoyens puissent y avoir accès de manière simple, qu’il y en ait dans les pharmacies, les bureaux de tabac, dans les supermarchés et que les collectivités puissent en distribuer aux habitants pour pouvoir le rendre obligatoire.
Philippe Saurel, maire de Montpellier.


En effet, la mairie de Montpellier a promis de doter tous les habitants de la métropole de deux masques en tissu. Des masques réutilisables et lavables.
Pour l’instant ils ne sont pas encore disponibles, mais le maire de Montpellier l'assure : dès le 13 mai et jusqu'au 15 juin, tous les citoyens pourront venir récupérer leurs deux masques dans les 66 points de retrait, sous certaines conditions.

Pour l’instant, nous avons reçu 60 000 masques et nous espérons avoir à la fin de la semaine les 500 000 premiers masques, la moitié du stock. Il est important pour moi que les gens dans l’espace public prennent l’habitude de porter un masque. Ce n’est pas parce que notre département est en vert que le virus ne circule plus.  
Philippe Saurel, maire de Montpellier. 

 

Rendre le port du masque obligatoire, est-ce que c’est possible ?

Certaines villes de France ont tenté de rendre obligatoire le port du masque. C'est le cas à Nice, le maire Christian Estrosi a pris un arrêté municipal pour obliger la population à porter un masque à partir de ce lundi 11 mai.

Mais cet arrêté est remis en cause devant la justice. Le référé sera examiné ce lundi à 14h par le tribunal administratif. En attendant sa décision, il reste en vigueur et tant que la décision de justice n'est pas prise, les personnes âgées de plus de 11 ans s'exposeront à une contravention de 35 euros en cas de non port du masque.
 
Un arrêté similaire a déjà été cassé le 9 avril dernier : l'arrêté du maire de Sceaux "conditionnant les déplacements dans l’espace public des personnes de plus de 10 ans au port d’un dispositif de protection nasale et buccale" a été retoqué par le tribunal administratif. 

Le ministère de l’Intérieur a quant à lui rappelé que si après le 11 mai « le port du masque sera recommandé dans l’espace public et obligatoire dans les transports publics, il n’est pas prévu de le rendre obligatoire dans l’ensemble de l’espace public ». « Ce serait aller au-delà des recommandations », avait renchéri le ministre de la Santé Olivier Véran, lors de la conférence de presse sur le déconfinement. 

Qu’en pensent les Montpelliérains ?


Pour le savoir, une de nos équipes à interroger quelques Montpelliérains ce dimanche matin aux Halles Laissac, et ces derniers sont plutôt pour le port du masque obligatoire dans les espaces publics. 

Je trouve que c’est une bonne mesure de rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics. Si on est porteur du virus cela nous empêche de le donner aux autres.

Je pense que c’est trop tard et qu’il fallait le faire avant, les gens n’ont pas pris l’habitude d’en porter donc là pour moi c’est trop tard.

Si ça peut rassurer et aider certains à reprendre le chemin de l’extérieur. Peut-être qu’effectivement ça serait une bonne idée.

Je pense que c'est nécessaire dans les endroits fermés mais pas dans les espaces publics. 

Le reportage de Clément Barbet et François Jobart à Montpellier 

 

Comment se procurer les masques proposés par la ville ?
Pour les récupérer les masques proposés par la ville de Montpellier ( deux masques en tissu, lavables et réutilisables, par habitant) vous devez prendre rendez-vous sur une plateforme, qui sera disponible à partir du 11 mai et ensuite vous rendre dans un des 66 points de retrait de la ville à partir du 13 mai. 

Pour le rendez-vous, vous devez vous munir :
 
  • d'une pièce d'identité (carte d'identité, passeport, permis de conduire),
  • d’un livret de famille
  • d'un justificatif de domicile
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