"Pour en finir avec les squats d'étrangers", le préfet de l'Hérault ordonne l'évacuation au petit matin d'un campement à Montpellier

A Montpellier, la police est intervenue pour évacuer un squat, ce mardi 10 janvier en début de matinée matin. Selon la préfecture, cette évacuation est consécutive à une décision de justice.

"Pour en finir avec les squats d'étrangers en situation irrégulière et la culture d'impunité qui l'accompagne",  Hugues Moutouh, le préfet de l'Hérault agit et le fait savoir. Dans un communiqué, il indique qu'une nouvelle opération d'évacuation d'un squat s'est déroulée ce mardi 10 janvier au Mas de Brousse à Montpellier.

Je suis seul et je ne sais plus où aller. je vais sans doute dormir dans la rue une nouvelle fois. Depuis que je suis là je vais de squat en quat et là je n'en ai plus.

Hamadou

Demandeur d'asile gambien.

Décision de justice

Une évacuation qui fait suite, selon la préfecture, à une décision de justice signifiée aux occupants par voie d'huissier. En l'occurrence, une ordonnance de référé du tribunal judiciaire de Montpellier datant du 15 décembre 2022, signifiée le lendemain aux intéressés et qui accordait un délai de trois mois aux occupants du squat pour quitter les lieux. Constatant le refus de départ des personnes concernées, le préfet de l'Hérault a décidé de faire appel à la force publique.

A la rue

"Ils vont encore se retrouver à la rue en plein hiver. 

Depuis quatre mois, nous avons essayé d'avoir des rendez-vous en mairie et à la préfecture, sans succès.

Samuel Forest

Asscociation solidarité partagée Montpellier

Ils vont une nouvelle fois être livrés à eux-mêmes", précise Samuel Forest, de l'association solidarité partagée Montpellier.

10 personnes dont des demandeurs d'asile

Dix adultes originaires d'Afghanistan, de Gambie et du Sénégal ont été expulsés des lieux sur la trentaine qui occupait régulièrement le site. Parmi les personnes visées, six sont des demandeurs d'asiles (en situation régulière), les quatre autres en situation irrégulière ont été placées en retenue administrative, en centre de rétention. L'opération a été menée par les policiers de la Sécurité publique et ceux de la Police aux frontières.